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La métallurgie : un secteur technologique en pleine mutation

Stéphanie Guzman | 09/04/2015

De l’industrie nucléaire à la fabrication de gadgets électroniques dernier cri, il est surprenant de voir la diversité des métiers que regroupe le secteur. Qu’y a t-il en effet de commun entre un spécialiste de l’optique de précision et un fabricant de couteaux de cuisine de luxe, entre un chantier naval et une usine de canette de soda ou encore entre un équipementier ferroviaire et un fabricant de composants électroniques ? Peu de choses à première vue !

De l’industrie nucléaire à la fabrication de gadgets électroniques dernier cri, il est surprenant de voir la diversité des métiers que regroupe le secteur. Qu’y a t-il en effet de commun entre un spécialiste de l’optique de précision et un fabricant de couteaux de cuisine de luxe, entre un chantier naval et une usine de canette de soda ou encore entre un équipementier ferroviaire et un fabricant de composants électroniques ? Peu de choses à première vue !

Pourtant les points communs sont là et ils sont nombreux en commençant par la matière première utilisée pour réaliser ces produits : les métaux. La métallurgie connaît également, dans quasiment toutes ses branches, une surreprésentation des PME par rapport aux grosses sociétés. Elle est confrontée aux phénomènes généralisés de désindustrialisation, de faible féminisation de l‘emploi, mais aussi et, c’est pour le moins paradoxal, aux mêmes difficultés de recrutement.

La métallurgie demeure cependant l’un des tous premiers secteurs d’activités en France avec 43 000 entreprises et plus de 1,5 million de postes selon l’UIMM (l’Union des Industries et des métiers de la Métallurgie), qui en est la principale organisation professionnelle. Le secteur offre aussi des salaires plus élevés que la moyenne et de belles possibilités d’évolution. En 2010, selon une étude INSEE, le taux d’emploi en CDI dans la branche (hors intérim) était de 95,3 % comparé à 88,6 % pour l’ensemble des salariés. Voici un tour d’horizon de ce « secteur des industries technologiques » comme on l’appelle désormais.

De la métallurgie aux industries technologiques : un problème d’image et des difficultés de recrutement

Sidérurgie, fonderie, construction navale, industrie mécanique, électronique, informatique, construction automobile, industrie ferroviaire, machines agricoles, industrie aéronautique et spatiale, biens d'équipement ménager, le secteur est très large.

Le travail des métaux, qui fait appel à des techniques variées et sophistiquéescomme le soudage robotisé, la découpe au laser, au jet d’eau ou au plasma, nécessite de plus en plus de compétences pointues. Or, on le sait aujourd’hui grâce à une étude de la Banque de France de 2011, le manque de personnel qualifié est, pour 64 % des entreprises, le premier frein à l’augmentation des capacités de production et cela concerne tout particulièrement les industries technologiques. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, dans une branche confrontée régulièrement à des plans sociaux et dans un pays où le taux de chômage ne cesse de progresser, le secteur peine à recruter.

Au niveau de la formation initiale, dans les collèges, lycées c’est un euphémisme de dire que, le secteur ne fait pas rêver. Les postes de « fraiseur » et « chaudronniers » avec leurs dénominations traditionnelles assez peu parlantes n’attirent pas et dans l’esprit de beaucoup, le mot « Métallurgie » est associé presque automatiquement à « travail à la chaîne ». Si ce type de poste peu qualifié existe bel et bien, il ne reflète pas, loin s’en faut, la réalité du secteur.

Dans le cas de la formation continue, la métallurgie séduit également peu les salariés en reconversion et il est ainsi plus fréquent d’observer d’anciens salariés du tertiaire passer un diplôme de CAP Pâtisserie qu’un  BEP « ajusteur-monteur»

Pour faire face à ce manque d’attractivité, l’UIMM a amorcé une vaste campagne de communication. La première étape a été d’opérer une sorte de glissement sémantique visant à délaisser progressivement le terme métallurgie au profit d’industries technologiques. C’est d’ailleurs le nom du portail internet crée en 2011, www.industries-technologiques.fr, qui liste les offres d’emploi, les métiers et différentes informations pratiques… Des caravanes se rendent également depuis quelques années dans les collèges et lycées : il s’agît du « Propulsion Tour » qui sensibilise les jeunes et les enseignants à la diversité des métiers de ce secteur. Pour compléter le dispositif,  l’UIMM a financé une campagne de publicité au cinéma et sur le web visant à réconcilier la métallurgie et les jeunes. « Film It », un festival cinématographique sur les industries technologiques, a même été créé en Franche Comté et est réservé aux « jeunes réalisateurs » provenant des collèges, lycées et universités de la région.

Côté pile : un secteur ancien confronté à la crise. Côté face : des industries technologiques qui peinent à recruter.  Quel contraste ! Et quel besoin d’anticipation ! Heureusement, la mobilisation des différents acteurs est forte et la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et compétences), outil indispensable pour préparer les salariés à s’adapter aux évolutions du secteur commence à se mettre en place. N’en demeure pas moins que pour être certain(e) de décrocher ou conserver un poste, que ce soit en formation initiale ou continue, mieux vaut axer sa démarche sur les postes en tension listés plus haut ou demandant des compétences pointues.

Sources principales : INSEE, Observatoire de la Métallurgie, OPCAIM,  France Stratégie, La Fabrique

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