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choisir une formation continue pour les professionnels

Comment choisir sa formation ?

Lucie Cordonnier | 16/11/2014

Envie de s’orienter vers l’expertise, d’acquérir une double compétence, de se reconvertir ? Dans bien des cas, la réalisation de ces projets passe par la case formation. Reste ensuite à frapper à la bonne porte… 

Si un premier tri s’opère rapidement en fonction de son projet professionnel, ce filtre n’est pas suffisant pour trouver le cursus correspondant le mieux à ses besoins, sauf pour des domaines très spécialisés où le nombre de programmes se compte sur les doigts de la main. En revanche, pour acquérir des connaissances en management, marketing ou finances, pour se citer que quelques exemples, écoles et universités rivalisent d’ingénuité pour attirer les candidats dans leurs filets. Même constat sur les domaines émergeants où les effets de mode se traduisent par une inflation de parcours certes alléchants mais aux débouchés incertains… Alors que faire ? Comment procéder ? Voici en cinq points les éléments essentiels pour mener l’enquête : 

  • Faire un travail d’introspection
  • Ne pas se fier au seul intitulé de la formation ou à la seule réputation de l’école et de l’université
  • Regarder les opportunités de mettre en pratique ses nouveaux savoirs
  • Veiller à élargir ses horizons
  • Choisir des formations correspondant au temps (et aux financements) que l’on est prêts à mobiliser

Faire un travail d’introspection

Première question à se poser : quel est mon projet professionnel et de quoi ai-je besoin pour atteindre mon objectif  permet de repérer les compétences clés manquantes à son CV. Selon le nombre d’étapes à franchir, la réponse en termes de formation ne sera pas la même : parfois, le suivi d’un programme court pour découvrir un domaine connexe au sien – un commercial souhaitant évoluer vers le marketing - une nouvelle technique – faire du recrutement sur les réseaux sociaux pour un DRH -  ou actualiser son savoir – les conséquences de la nouvelle réglementation internationale pour un financier - sera suffisante. La recherche d’un diplôme et donc l’engagement dans un cursus long ne s’impose que lorsque le gap à franchir est important. Un informaticien voulant profiter des opportunités du big data, un ingénieur souhaitant mettre ses compétences au service du développement durable, un manager de proximité envisageant de prendre la responsabilité d’une business unit ne peuvent se contenter de quelques briques supplémentaires : il faut s’approprier des pans entiers de nouvelles compétences générales sur de nouveaux domaines (big data, économie circulaire, stratégie dans les trois cas cités) que techniques (boîtes à outils, process..).

Ne pas se fier au seul intitulé du diplôme ou à la réputation de l’école ou de l’université

Une fois repéré les cursus correspondant à ses besoins, se fier au seul intitulé des diplômes serait une erreur. Il faut regarder un à un les cours proposés pour vérifier s’ils vont permettre de combler ses lacunes. Que va-ton réellement apprendre ? Quel est l’enseignant ? Le « googleliser » permet aussi de s’informer sur ses travaux de recherche. Son positionnement rejaillira sur les enseignements, leur donnant une coloration particulière. Se renseigner aussi pour savoir où travaillent les « anciens », ce qu’ils font, leurs parcours permet de s’assurer que l’on ne fait pas fausse route. Dans tous les cas, mieux vaut opter pour le programme correspondant le mieux à son projet professionnel que pour celui d’un établissement plus réputé mais pas totalement en phase avec ses attentes. Car en reprise d’études, plus que l’établissement, c’est la cohérence du parcours qui fera la différence auprès de recruteurs.

Regarder les opportunités de mettre en pratique ses nouveaux savoirs

Quand un salarié revient sur les bancs de l’école, ses attentes ne sont pas identiques à celles d’un étudiant. Son principal objectif : être rapidement opérationnel. Attention aux cursus trop théoriques mais attention aussi de ne pas tomber dans des programmes « boîtes à outils », ne permettant pas une fois les outils mis au rebut de s’appuyer sur des connaissances solides pour continuer à évoluer… Dans la recherche du bon équilibre, veiller à ce qu’un certain nombre d’enseignants soient des professionnels ou aient une bonne connaissance de l’entreprise. Une majorité de diplômes de niveau bac + 5 (masters, mastères spécialisés) imposent par ailleurs aux participants de réaliser une thèse professionnelle sur le sujet de leur choix. Si ce mémoire demande une certaine dose de travail personnel, il est aussi l’occasion de commencer à se préparer à ses futures fonctions en creusant un sujet émergeant sur lequel on souhaite ensuite se positionner.

Veiller à élargir ses horizons

A visée pratique et opérationnelle, le retour à la fac doit également être mis à profit pour élargir ses horizons. C’est la force des échanges avec les autres participants. L’enrichissement personnel sera d’autant plus important que l’origine de ses camarades de classe sera diversifiée. Opter pour des programmes prévoyant des voyages d’études à l’étranger participe aussi à cette ouverture d’esprit. Nombreux sont en effet les cursus qui proposent aux participants de visiter les entreprises de la Silicon Valley, de réaliser une mission pour une entreprise en Inde ou de se familiariser avec les entrepreneurs sociaux d’Afrique du Sud… Plus qu’un séjour d’agrément, ces déplacements ouvrent les yeux sur d’autres façons de penser et d’agir.

Choisir des formations correspondant au temps (et aux financements) que l’on est prêts à mobiliser

Reprendre des études demande du temps et de l’argent… Inutile de s’engager donc dans un cursus long sans avoir obtenu son accord de son entreprise et étudier avec elle la question financière. En sachant que dans la plupart des cas, les prises en charge étant partielles, les candidats devront puiser dans leur bas de laine… D’où la nécessité de s’assurer que son projet est partagé avec sa famille car il s’agit d’une véritable expérience pour soi mais aussi pour ses proches : week-ends studieux, RTT consacrées aux études de cas à rendre, soirées écourtées pour potasser le cours du lendemain sans compter les heures d’absence du bureau à rattraper… Conscients de la charge que représente un tel investissement, certains établissements proposent des cursus organisés sous la forme de poupées gigognes. Découpé en modules, le programme peut ainsi être suivi sur plusieurs années. C’est notamment le cas dans la plupart des universités plus souples sur ce terrain que les écoles. Autre possibilité : déposer un dossier de VAE pour obtenir d’éventuelles dispenses pour des cours correspondant à des compétences déjà acquises. Attention : cette démarche n’est pas encore la règle dans tous les établissements.

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commentaire Andrea R. a écrit le 25/08/2015

Bonjour à vous, j'étudie dans un pays anglophone ou j'ai déjà obtenu un Bachelor en Gestion des Transports. Je poursuis actuellement un Master en Gestion des Opérations dont la validation se garantit par la rédaction d'un mémoire sur deux ans. Dans le but de mettre à profit mon temps libre vu que je n'ai pas de cours à l'Université, seulement des sessions de travail avec mon directeur de mémoire, j'aimerais suivre une formation courte. J'ai apprécié votre article et me pose la question suivante: dans quel domaine dois-je m'orienter? Devrais-je choisir un secteur complètement différent à ce que j'ai fait auparavant (RH, Marketing par ex.) afin d'être polyvalent et peut être ou non plus rentable sur le marché du travail? Ou alors, suivre une formation qui devra compléter et approfondir mes connaissances en termes de Transport et Logistique? J'espère que ma question est claire et vous lire très bientôt. Merci d'avance !