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Interview d'emmanuelle blons alumniexecutive mba de l'Essec

Les chasseurs de têtes scrutent les formations

Alexandre Haute-Pottier | 02/10/2014

Débutant en 2009 une formation en Executive MBA, Emmanuelle Blons s’est vue approcher par un chasseur de têtes ayant remarqué son profil dans les fichiers de l’école ESSEC. Un nouveau poste en perspective, Emmanuelle affirme cependant que le changement a réellement commencé lorsqu’elle a pris la décision de se reformer professionnellement. Retour sur un parcours placé sous une bonne étoile.

CursusPro : Qui était Emmanuelle Blons en 2009, avant la formation MBA ?

Emmanuelle Blons : J’avais 38 ans, cela faisait 15 ans que j’étais dans la vie active, sans jamais m’être reformé sérieusement. Je travaillais pour une petite société et en tant que femme, je voyais ce plafond de verre qui m’empêchait d’évoluer dans mon métier. J’étais en pleine remise en question, je ne voulais pas d’une formation académique, je voulais être « déformatée ». J’ai donc commencé à regarder les grandes écoles, les critères de sélection, les prix…

Et vous avez choisi l’ESSEC, école réputée, petit risque de « formatage », non ?

Eh bien non, j’avais déjà entendu parler de cette formation et je me suis rendue à une soirée de présentation en compagnie des profs et d’anciens élèves. L’ambiance, les gens, ça m’a tout de suite plu ! À 50 000 euros l’année, j’ai dû faire un prêt étudiant, parce que l’État considère qu’à bac+4 il est inutile de se former davantage, et on est loin d’être prioritaire pour les bourses. Par contre, ce qui est bon à savoir, c’est que frais de formation sont déductibles des impôts.

Parlez-nous un peu de cette formation justement, le déroulement, les points positifs et négatifs ?

Alors, la formation durait 18 mois, un week-end sur deux, généralement les vendredis et samedis, plus quelques séminaires d’une ou plusieurs semaines à l’étranger. On travaille le plus souvent par groupe, multicompétences et pluriculturel, j’ai énormément appris de tous ces échanges avec les autres élèves. Outre les cours magistraux, il y a beaucoup de mise en pratique, des études de cas, et puis il y a deux projets à réaliser avec tous les participants : un projet humanitaire et un projet entrepreneurial. Le premier a été une récolte de fonds pour « reporters sans frontière » avec des sensibilisations dans les écoles sur la liberté d’expression. Le second était purement et simplement une création d’entreprise, comme si on y était, d’ailleurs il arrive fréquemment que cela débouche sur une véritable création de société. Le point négatif de la formation, je dirais, le rythme… Ca vaut vraiment le coup, mais cela représente énormément de travail, il ne faut pas négliger cet aspect, entre son emploi et la formation, ça laisse peu de temps au reste. Mes meilleurs souvenirs restent sans conteste les séminaires à l’étranger, celui de trois semaines en Inde surtout. Nous avons rencontré les universitaires et les professionnels de là-bas, ça m’a marqué, vraiment !

Qu’est-ce qui a changé pour vous depuis 2010 et la fin de votre formation ?

Beaucoup de choses ! Déjà, durant la formation, j’ai été débauchée pour une grosse société d’assurance. Les chasseurs de têtes sont à l’affût de ce genre d’école, lorsque le candidat en sort, il prend énormément de valeur sur le marché du travail. Je me suis donnée les moyens, mais j’ai eu un peu de chance aussi, j’ai très vite doublé mon salaire, amortissant du même coup le prix de la formation en à peine deux ans. Ensuite, grâce à l’expérience acquise lors du séminaire en Inde, j’ai trouvé un autre emploi de Senior Principal pour la filiale parisienne d’une grosse société de conseils indienne : Infosys-Lodestone. C’est exactement ce que je voulais depuis le retour du séminaire.

Pour terminer, si c’était à refaire… ? Et quels conseils donneriez-vous aux futurs participants ?

Si c’était à refaire, j’irai les yeux fermés, l’ESSEC m’a transformée ! 

Vraiment, c’est difficile de franchir le pas de la formation, ça parait très dur, mais c’est tellement enrichissant, et dans mon cas, à tout point de vue : aussi bien humainement que professionnellement, mais aussi financièrement. Mon seul conseil concerne les impacts sur la vie privée, c’est tellement prenant qu’il peut y avoir des dommages collatéraux… Je crois qu’il faut bien en discuter avec les siens, son conjoint, ses enfants, il faut tout mettre au point avant et surtout il faut partager avec eux l’expérience que l’on est en train de vivre. Si on les inclut vraiment dans tous ces changements, il n’y a pas de raison que cela se passe mal, même si l’on a peu de temps à leur consacrer dans ces moments-là.

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