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Michelle Billion Master 2 AMES

Un Master 2 Santé pour pouvoir aller encore plus loin

CursusPro | 26/01/2015

Michelle Billion, diplômée du Master 2  Analyse et Management des Etablissements de Santé - AMES à l’École des Hautes Études en Santé Publique en juin 2014, vient de prendre un poste de coordinatrice des soins à lInstitut départemental Albert Calmette de Camiers. Après une formation initiale d’infirmière, c’est grâce à la formation continue qu’elle réalise ses objectifs professionnels.

CursusPro : À quel moment de votre vie professionnelle avez-vous eu envie de suivre une formation continue et pourquoi ?

Michelle Billion : J’ai suivi des formations continues tout au long de ma carrière. J’ai commencé mon parcours professionnel comme infirmière. Ma première formation continue a été une préparation pour devenir cadre de santé en 2001-2002. En même temps que le diplôme de cadre, j’ai validé une licence de sociologie. On passait en effet au système licence master doctorat (LMD). Depuis je n’avais eu que des formations non diplômantes dans le cadre de ma profession et je souhaitais depuis pas mal de temps reprendre une formation continue. Je demandais depuis trois ans à faire un master dans le cadre de mon emploi hospitalier. J’ai validé le master 1 par la VAE sur une année et ai enfin pu suivre en formation continue un master 2 AMES (Analyse et Management des Etablissements de Santé) à l’EHESP. Ce master co-habilité avec l’université Paris 7 – Denis Diderot est très valorisé sur le monde du travail. Depuis son obtention, j’ai eu de nombreuses propositions de postes.

Vous avez 3 enfants ; comment avez-vous réussi à concilier vie familiale, professionnelle et formation ?

Je pense que l’on prépare une formation et son projet professionnel avec son conjoint. Je lui en avais parlé, il était tout à fait partant, cela a été une première étape. La deuxième étape était d’assurer la garde des enfants. Comme mon conjoint travaille de longues heures par semaine, cela n’est pas toujours évident.  J’ai été très soutenue par mes parents : je savais que je pouvais laisser les enfants quelques jours en garde chez eux et que cela ne poserait aucun problème. La difficulté est en effet de gérer et sa vie professionnelle et aussi la vie des enfants quand ils sont en âge scolaire et qu’ils ont de multiples activités. Il y a de nombreux trajets à assumer. Il ne faut pas priver les enfants de leur vie parce que toi tu fais une formation pendant un an. Heureusement que j’ai été bien soutenue par mon entourage, sinon je n’aurais pas pu le faire.

Que conseillerez-vous aux autres personnes qui ont envie de faire une formation et qui hésitent ?

C’est de bien préparer son projet professionnel, de rechercher une formation qui leur convient à eux. Déjà si j’avais écouté mes pairs, on me proposait des formations plus « bas de gamme ». On m’a mis des  bâtons dans les roues en me disant : « la formation que tu as choisie, tu n’y arriveras pas, ce n’est pas facile, n’y va pas… » J’ai dit : « non c’est celle-là que je veux faire, même si je me casse la figure, j’y vais et puis je verrai bien. » J’ai donc préféré continuer à viser une formation de haut niveau – si je réussis je serais satisfaite, je pourrais avancer et continuer à avancer – plutôt que de choisir la formation que l’on me conseillait et qui finalement ne m’aurait pas apporté sur le plan personnel et professionnel. C’est la première chose, choisir une formation pour soi.

Il faut aussi penser à son projet personnel derrière la formation, qu’est-ce que cela va t’apporter. Moi sur le plan professionnel, l’hôpital ne me proposait aucune perspective d’évolution. Je savais que je partais suivre cette formation mais que derrière je n’avais rien en interne. Pour autant je ne me suis pas arrêté à cela. Je me suis dit : « J’y vais, les perspectives après je me les créerai. ». Il faut avoir une vision à long terme sur le projet que tu envisages.

Qu’est-ce qui vous a marqué le plus ? Pouvez-vous nous donner votre meilleur et votre pire souvenir de cette expérience ?

J’ai beaucoup de très bons souvenirs. Ce master, c’est vraiment une ouverture. On rencontre des personnes qui vous rendent plus forts et puis plus grands : des gens extrêmement intéressants, des pointures sur le plan médical, sur le plan de la politique et de l’ingénierie de la santé qui m’ont époustouflée. Je me suis dit houlà là franchement je suis contente d’être là. Mon meilleur souvenir, c’est la bande de copines que je me suis fait. On sort de son travail au quotidien. Quand on est avec ses problèmes au jour le jour, on est toute seule dans son bureau, toute seule avec son équipe. Pendant un an j’ai pu échanger avec d’autres venants de différents établissements de santé qui avaient les mêmes difficultés que moi. Ça c’est énorme.

Et puis ce qui était super intéressant dans ce master, c’étaient le mélange formation continue / formation initiale. Ces gens en formation initiale ont intellectuellement une facilité d’apprentissage alors que toi il faut quand même que tu cravaches. Mais quelque part on leur apportait aussi beaucoup. Nous amenions notre expérience professionnelle et eux avaient leur dynamisme, leur jeunesse… Puis ils venaient un petit peu de partout. Il y avait des Russes, des Libanais, et tous les éclairages sur les systèmes de santé de leurs pays. Tous ces échanges extrêmement intéressants m’ont beaucoup enrichie.

Les pires souvenirs sont liés au système universitaire assez scolaire. Il y a des petits coups bas quand tu vois le professeur «  c’est moi qui ai donné la bonne réponse. » Tu as l’impression qu’il y en a qui aiment bien se faire voir et puis d’autres qui passent un petit peu à l’as alors que ce n’est pas forcément des personnes qui sont moins bonnes ou moins intelligentes que d’autres.

Et si c’était à refaire ?

Dix fois je le refais. J’avais passé 40 ans et je n’avais pas suivi de formation depuis quelques années. Je voulais voir si j’étais capable de réussir à obtenir ce master et passer au niveau supérieur. Mon projet est de devenir directeur d’établissement médico-social et j’avais quand même des difficultés dans certaines matières. C’est pour cela que je voulais un master assez relevé. Je n’ai jamais été très bonne en maths, et il y avait au programme des statistiques très avancées. Finalement, je me suis prise à adorer ces statistiques. Quand on peut travailler, on y arrive. Cela m’a boosté. Si là j’en avais eu la possibilité, je serais repartie tout de suite en formation. Pas pour refaire la même chose, mais j’aimerais bien continuer à me former.

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commentaire Virginie C. a écrit le 18/01/2016

Nous n'avons pas du vivre la même chose et je ne recommande pas ce master de bas niveau, avec des profs qui comme disent les jeunes "se la pêtent" et sont totalement arriérés quant à leurs méthodes pédagogiques. L'organisation des cours est médiocre. Les attendus sont scolaires (par coeur) alors que nous sommes pour la majorité des professionnels du terrain. Très décevant mais c'est un diplôme de plus sur le cv. Le seul point positif des rencontres sympathiques et des révisions en groupe qui créent des liens. Si ce master doit perdurer et avoir une réelle plus value il faut le repenser totalement.

commentaire Isabelle R. a écrit le 31/01/2015

Bonjour,

je me rallie aux arguments de Michelle. c'est une formation riche car les cours sont très intéressants et la diversité des candidats enrichit nos savoirs.
le choix de la formation est aussi personnelle il faut réfléchir sur son projet pro et choisir la formation qui lui convient. moi ce master m'a permis de pouvoir rentrer en prépa concours pour devenir directeur sanitaire social et médico-social.
l'équilibre de la famille est aussi un élément très important . il faut donc y réfléchir en amont.
l'article de Michelle est un très bon article. tous les éléments importants y sont présents.

commentaire Astrid L. a écrit le 31/01/2015

Merci pour cet article. Vous avez su combiner les aléas professionnels et personnels ! On se donne les moyens pour nos projets, même s'il faut se battre avec la hiérarchie et surtout ne pas lâcher ! C'est à nous que l'on prouve ce que nous valons et non aux autres. Vous avez fait ce qui vous semblait juste et vous avez persévéré, bravo !! Puissiez vous poursuivre le plus sereinement possible et atteindre votre but !

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