CURSUSPRO vous guide dans le dédale des formations existantes
et vous aide gratuitement à trouver votre nouveau cursus professionnel.

Evoluer, changer de voie, aller de l'avant ? CURSUSPRO, allons-y !

EMPA - Une formation exigeante pour ouvrir de nouveaux horizons

EMPA - Une formation exigeante pour ouvrir de nouveaux horizons

Stephanie Guzman | 19/04/2016

Guillaume Cravero, 39 ans, travaille au sein de BUSINESSEUROPE à Bruxelles. Il vient d’intégrer l’Executive Master of Public Administration (EMPA) à la célèbre London School of Economics. Il répond à nos questions et nous livre ici ses premières impressions.

Pouvez-vous nous résumer votre cursus professionnel ?

Après un parcours dans les médias et dans la promotion du commerce international, en France et aux Etats-Unis, je me suis orienté vers les affaires sociales en devenant assistant politique dans un syndicat français. Je suis à présent conseiller senior à la Confédération Européenne des Associations d’Employeurs, BUSINESSEUROPE, qui est partenaire social européen et un lobby représentant les entreprises privées auprès des institutions européennes (Commission, Parlement Conseil). Je travaille à Bruxelles depuis 2011.

Quelle a été votre formation initiale ? 

J’ai effectué ma formation à Sup de Co Grenoble puis j’ai eu la chance d’être sélectionné pour faire un Volontariat International en Administration (VIA). Mon employeur pendant 18 mois a été le Ministère de l’Economie et des Finances et j’ai été détaché auprès de la Chambre de Commerce Franco-Américaine de Seattle aux Etats-Unis.

Vous avez décidé d'intégrer un Executive Master en Public Administration (EMPA). Pouvez-vous nous en dire plus sur cette formation ?

L’ EMPA est un peu l’équivalent de l ’EMBA pour les personnes qui travaillent dans les administrations publiques nationales ou les organisations internationales. Je dispose déjà d’une solide formation en business reconnue (Sup de Co) et à ce stade de mon parcours professionnel, l’ EMPA répond à une double attente de ma part. Je souhaite acquérir un socle de connaissances dans le secteur avec une approche cartésienne, « evidence based » à l’anglo-saxonne afin de penser des politiques publiques efficaces. En parallèle, travaillant au quotidien dans un univers très euro-centré, je souhaitais une ouverture vers l’international. L’ EMPA dure 20 mois. Les cours ont lieu à la London School of Economics, en plein cœur de Londres, à raison d’une semaine tous les deux mois en moyenne. C’est donc tout à fait compatible avec un poste à plein temps à Bruxelles. Il faut bien sûr en informer son employeur et poser ses congés bien à l’avance.

Quel a été le processus de sélection ?

J’ai dû passer un test d’anglais, fournir mes relevés de note ainsi que des lettres de recommandations. En plus de cela, j’ai rédigé une lettre de motivation sous forme de mini-essai, détaillant ma motivation et mes objectifs. Un entretien avec le Directeur du programme s’est déroulé via Skype mais est resté assez informel. En tout la préparation m’a pris six mois à partir du moment où j’ai ciblé cette formation et celui où j’ai été sélectionné. Il faut savoir que la LSE veille à un équilibre entre nationalités, profils et genres, il ne faut donc pas tarder à envoyer sa candidature car la concurrence internationale est élevée. Je n’ai postulé qu’à ce programme car c’est celui qui correspondait le mieux à ma situation et mon objectif du moment.

Comment avez-vous financé cette formation ?

Le coût du EMPA est de 26 000 pounds soit environ 37 000 euros. A cela s’ajoutent les coûts de transport pour se rendre à Londres depuis Bruxelles et d’hébergement sur place. J’ai financé cette formation grâce à mes économies personnelles tout en combinant avec un prêt bancaire. Etant résident belge, je ne pouvais prétendre à aucune aide financière française ni belge. De plus les banques peuvent prêter un montant très limité par rapport à la somme totale à verser, il faut le savoir car le système est assez différent de ce qu’il peut se passer ailleurs comme par exemple aux Etats-Unis. Des bourses de la LSE existent mais je n’étais pas qualifié.

Un EMPA est une formation exigeante. Comment conciliez-vous cet engagement avec votre activité professionnelle et votre vie privée ?

Il est possible de tout concilier mais il faut de la méthode et une solide organisation. Mes congés sont consacrés au EMPA et je dois rentabiliser un maximum ces périodes car le reste de l’année, je suis occupé à plein temps avec mon poste de conseiller pour lequel je me déplace beaucoup.

Concrètement, j’ai suivi des tutoriels sur la prise de note, l’organisation du temps ou encore la lecture rapide. J’essaie d’avancer un maximum pendant les semaines à la LSE, notamment en rédigeant un maximum d’essais le soir après les cours, ce qui parfois m’oblige à rater quelques sorties avec mes condisciples.

Cependant, il ne faut pas mettre une croix sur sa vie privée.  Cela implique bien entendu des choix, mais en ce qui me concerne, la pratique de l’escalade en salle est devenue encore plus nécessaire à mon équilibre.

Votre formation a démarré il y a quelques mois. Quelles sont vos premières réactions à chaud ?

J’avais fait le choix d’une formation d’exception et même si je m’y étais préparé, le niveau est très élevé. La qualité de l’enseignement, le niveau des enseignants est tout à fait exceptionnel. C’est un environnement multi-culturel très stimulant et mes collègues ont des profils de très haut niveau. Il y a plus de 20 nationalités différentes sur les 38 participants.

Je suis ravi de m’être embarqué dans cette aventure et j’en vois déjà les bénéfices sur mon activité professionnelle puisque j’ai déjà pu mettre en application à Bruxelles un certain nombre de points vus lors des cours, dans la rédaction de notes, dans mon analyse des politiques européennes.

Quel conseil donneriez-vous à un professionnel désireux d'adopter votre démarche ?

Je lui conseillerai de contacter les responsables de programmes assez tôt, de se renseigner sur le corps professoral par rapport à son projet. L’investissement est conséquent. Il ne faut pas rater son objectif.

Je pense aussi qu’il est indispensable d’avoir le soutien de son employeur même si – dans mon cas - il ne participe pas financièrement à la formation. Le mien a compris ma démarche et c’était important pour moi.

Ce EMPA intervient à un moment clé de ma carrière et il m’a déjà ouvert de nouveaux horizons. 

Réagir à l'articleRéagir à l'article

Seul votre prénom et la première lettre de votre nom apparaîtront sur le commentaire

Êtes-vous prêt à vous re-former ?
Attention !
Vous entrez en zone test !