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Un nouveau tournant après un dur labeur

Cyril Derrien | 09/12/2014

Issue d’un Bac scientifique, suivi de l’école d’infirmière, Catherine Goursaud a toujours été intéressée par la formation. De fait, son poste de surveillante mené en parallèle de sa fonction de formatrice, a poussé cette soignante à entreprendre en 2011 un Master 2 en science de l’éducation à l’université Paris Descartes. Diplômée depuis 2013, la vie de Catherine s’apprête à prendre un nouveau tournant. 

CursusPro : Pourquoi avoir choisi ce Master 2 alors que vous étiez déjà bien insérée dans le monde de la santé et de la formation ?

Catherine Goursaud : J’ai fait l’école des cadres, où l’enseignement est surtout basé sur le management, assez peu sur le rôle de formatrice, je voulais donc davantage de cours de pédagogie. J’ai fait quelques stages d’une journée ou deux, mais j’avais le sentiment de tourner en rond, je voulais trouver un nouvel élan dans mon métier, prendre une autre envergure. Dans ce Master 2, on dispose d’une vue globale selon les matières : anthropologie, psychopédagogie, etc.  Avec ce cursus, je pensais pouvoir acquérir un autre regard sur mon travail, sur les stagiaires dont je m’occupais, je voulais mieux les comprendre, alors j’ai cherché sur internet et je suis tombé sur cette formation continue diplômante universitaire.

Justement, comment se sont passées ces deux années en tant qu’étudiante ?

C’était mon premier contact avec la Fac et j’ai été agréablement surprise. Je m’imaginais des rapports humains impersonnels, des profs pas très disponibles, eh bien rien de tout ça, au contraire ! En première année, les promotions sont mélangées, on se retrouve alors avec des gens n’ayant pas du tout les mêmes aspirations, évoluant dans des corps de métiers différents… C’est intéressant, cela permet d’autres approches de l’apprentissage dispensé. Lorsque l’on discute après les cours, on se rend compte que chacun a perçu les choses à sa manière, à travers le spectre qui est le sien, ce qui rend les échanges très riches. Pour ce qui est de la formation, nous disposons d’environ dix-huit heures de cours réparties sur deux jours dans la semaine, en plus de deux autres journées de séminaire dans le mois. Il y a beaucoup de socio et de psycho, afin d’apprendre à aborder les stagiaires de façon différente. Le but étant, à terme, de pouvoir autant lui apprendre de nouvelles compétences, que l’aider à désapprendre ses mauvaises habitudes. Et enfin, il y a bien sûr le fameux mémoire, clôturant le cycle et occupant une grande place dans le travail à fournir durant ce Master 2.

Une fois le diplôme en poche, avez-vous connu de réels changements professionnels ?

Rien sur le salaire, c’est la fonction publique qui veut ça, les échelons ne se prennent qu’avec l’ancienneté, ou les concours internes. La valeur ajoutée la plus importante est celle sur ses connaissances, que l’on peut appliquer directement dans son travail. Cela dit, avec Éliane Bautzer, mon maître de mémoire, ainsi qu’un bon nombre d’élèves de ma promo, nous sommes sur l’écriture d’un livre où plusieurs articles liés à nos mémoires respectifs figureront. Nous avons gardé le contact pour la plupart, Éliane a même créé un groupe Facebook où nous nous retrouvons entre anciens de Paris Descartes. Je fais aussi régulièrement des interventions à l’université pour les promos actuelles, les liens formés durant ce Master sont assez forts. Et puis professionnellement, je devrais intégrer à la rentrée 2014 une grande école, en tant que formatrice. Lors de mon entretien, l’obtention du Master 2 en science de l’éducation a bien évidemment beaucoup compté.

Pas de regret j’imagine, mais quels conseils donneriez-vous aux futurs étudiants de ce Master 2 ?

Pas de regret, non, j’y retournerai en courant s’il le fallait ! Même si j’avoue que je n’avais pas imaginé qu’il y aurait autant de travail, la charge est vraiment importante, c’est très intense. C’est une décision à prendre en famille, car l’année sera difficile, physiquement, intellectuellement, et il n’y aura que peu de temps à consacrer aux siens. Je conseille donc d’être vraiment très motivé, parce qu’au fil de l’année, on augmente les doses de café, on rajoute toujours un peu plus de maquillage pour cacher les cernes, mais on en reste pas moins épuisé.

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commentaire Chantal A. a écrit le 31/08/2015

C'est super! C'est justement d'un tel Master que j'ai besoin

commentaire Chantal A. a écrit le 26/03/2015

C'est super! C'est justement d'un tel Master que j'ai besoin

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