CURSUSPRO vous guide dans le dédale des formations existantes
et vous aide gratuitement à trouver votre nouveau cursus professionnel.

Evoluer, changer de voie, aller de l'avant ? CURSUSPRO, allons-y !

Interview d'Antonin Duval SMIB ESSEC

Une bonne réponse aux questionnements professionnels

Alexandre Haute-Potier | 01/12/2014

Antonin Duval, diplômé du programme SMIB de l’école parisienne de l’ESSEC en 2012, vit actuellement à Washington, où il dirige une filiale du groupe Bertin Corp, fabriquant en équipement de laboratoire. Issu d’un DESS en biologie et biochimie, il fait ses premières armes dans le commerce avant de saisir sa chance aux États-Unis. Son destin aurait-il été le même sans passer par la case formation continue ?

CursusPro : Pourquoi avoir choisi l’étape SMIB à ce moment de votre vie ?

Antonin Duval : C’était une opportunité à la fois personnelle et professionnelle. Lorsque j’ai entendu que mon entreprise envisageait de créer une filiale à Washington, j’ai voulu me placer en tant que responsable là-bas. Mais je me suis aperçu que les autres candidats en lice étaient plus diplômés que moi, et j’ai senti que mes supérieurs étaient hésitants. J’ai alors proposé de suivre cette formation à l’ESSEC, financée par mon employeur, afin de mettre toutes les chances de mon côté. À titre personnel, je souhaitais formaliser mes acquis en obtenant un diplôme en liens avec le travail que j’effectuais et me préparer pour un probable voyage aux États-Unis…

Comment s’est passée la formation à proprement parlé ?

Elle s’est déroulée sur deux ans, et demande une très forte implication, il faut avoir une bonne raison de la faire ! C’est important aussi d’avoir une solide expérience professionnelle, il y a beaucoup de finance et de management, de travaux de groupe, ça aide de pouvoir faire un parallèle avec des situations déjà connues dans l’univers du travail, on percute plus rapidement, et l’enseignement dispensé raisonne davantage. Tous les cours se passent en anglais, ce qui permet d’acquérir un vocabulaire technique primordial pour les affaires, et il y a un voyage d’études à l’étranger pour nous plonger dans le bain. Pour résumer, la première année passe avec déjà pas mal de travail, et durant la seconde on commence vraiment à se demander ce qu’on fait là, tant cela parait difficile ! Mais au final, je crois que peu de monde regrette d’avoir fait ce choix. Dans mon cas, la fin de la formation était assez intense, car j’organisais en même temps mon départ, je faisais donc la navette entre Paris et Washington.

Vous avez donc su convaincre vos supérieurs grâce aux compétences acquises lors de ce programme ?

Oui, d’une certaine façon. On tire de ce cursus une grosse valeur ajoutée, ça aide à se préparer, on se remet à niveau en quelque sorte. À l’époque, il était assez clair que suivre cette formation était très important pour rassurer mon comité de direction. Après, est-ce que j’aurai pu avoir le poste sans passer par le SMIB de l’ESSEC ? Peut-être, peut-être pas… Il faut quand même reconnaitre qu’en France on accorde une grande importance aux diplômes, là où aux États-Unis on pense résultats avant tout. Si les dollars tombent, peu importe le cursus… Même s’il y a du bon côté productivité, je suis malgré tout plus sensible à la « méthode française », davantage basée sur l’humain.

Quel principal point positif et négatif retenez-vous de votre formation ?

Honnêtement, j’en ai retiré que du positif. Le principal ? La belle complémentarité entre le savoir pratique et les apports théoriques. Et puisqu’il faut donner un point négatif, je dirais que l’aspect finance est vraiment très lourd, j’aurais peut-être préféré en avoir un peu moins, et en ajouter un peu plus en management.

Pour finir, quels conseils donneriez-vous aux futurs participants du SMIB ?

De se jeter à l’eau, si on se pose la question de reprendre ou non une formation, c’est déjà qu’on en a besoin. La formation est une très bonne réponse aux questionnements professionnels. Alors c’est vrai que c’est un investissement, mais il ne faut pas hésiter. Quand la fenêtre s’ouvre, elle peut se refermer très vite et il n’est pas dit qu’elle s’ouvrira de nouveau, donc il faut y aller !

Réagir à l'articleRéagir à l'article

Seul votre prénom et la première lettre de votre nom apparaîtront sur le commentaire

Choisir une nouvelle formation ?
Entrez vos critères,
cherchez et trouvez !