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Stage de MBA : comment transformer l’essai !

Stage de MBA : comment transformer l’essai !

Stéphanie Guzman | 26/06/2017

Hamish Forwood-Stokes effectue actuellement son stage chez Splittable, une start-up offrant des services financiers dont les bureaux sont situés au dessus d’un restaurant vietnamien à Shoredich, un quartier de l’est londonien. La société, dont l’application sur smartphone permet à des personnes vivant en collocation de gérer ensemble le paiement des factures, ne dispose d’aucun budget pour payer Mr Forwoord-Stokes et il ne s’attend pas vraiment à obtenir un poste à l’issue de son stage. Mais le jeune trentenaire australien qui a travaillé en stratégie et product management pour Wespac, une banque basée à Sydney avant de s’installer à Londres dans le cadre de son MBA, pense que cette mission pourrait l’aider à changer de carrière et à obtenir plus tard un vrai poste dans le secteur des nouvelles technologies.

Comme beaucoup de ses condisciples à la London Business School, Hamish Forwood-Stokes rêve de travailler pour Google ou Amazon. 22% de la promotion de LBS de l’an dernier a d’ailleurs trouvé un poste dans une société technologique.

Mais notre futur diplômé doit affronter plusieurs problèmes. Les sociétés de capitaux privés n’embauchent généralement pas dans les écoles de commerce et n’offrent pas de stage. Du côté des grosses sociétés technologiques, on préfère les diplômés ayant déjà une bonne connaissance de l’univers des start-up. D’où le stage chez Splittable trouvé via le service de stage-dating mis en place par London Business School et l’incubateur de start-up, Seedcamp.

Ce stage non rémunéré offre à Hamish Forwoord-Stokes une dose de crédibilité auprès de ces futurs employeurs, quelque-chose dit-il, que son diplôme d’école de commerce ne peut lui donner.

«Vous pouvez avoir une réaction négative quand vous dites que vous faîtes un MBA», justifie-t-il. «Certains prétendent qu’il vaut mieux piloter un business en pratique que d’étudier comment le faire en cours».

Trouver un stage de MBA est plutôt une chose aisée mais se faire ensuite embaucher au bon poste est plus complexe. Les experts disent que ceux qui ont les objectifs les plus clairs, font montre de flexibilité comme M Forwood-Stokes ou peuvent fournir plus que ce qu’on leur demande, auront les meilleures chances d’y parvenir.

Bien que Mr Forwood-Stokes soit toujours à la recherche d’un poste, il insiste sur le fait son stage dans une Start-up améliore grandement ses chances de parvenir à décrocher le poste de ces rêves. Ceux de ses collègues de MBA qui ont fait le choix de stages plus traditionnels, dans le conseil par exemple, peuvent avoir plus de chance de décrocher un contrat mais il n’y a pas de garantie non plus.

Suzanne Peltz, Coach Carrières à l’Insead, indique que seul un nombre limité de stages disponibles via l’école, ont débouché sur un emploi.

Selon elle, les meilleures opportunités font rarement l’objet d’une quelconque publicité et se trouveront plutôt en sollicitant le réseau des anciens élèves et diplômés de l’école.

Passer du stage à un poste dans la même société est plus facile si vous avez déjà une expérience préalable dans le secteur. Mais le process peut s’avérer complexe également.

Rupinder Singh est diplômé de l’IESE, une école de commerce espagnole. Cet étudiant originaire de l’Inde s’apprête à commencer à travailler pour Rakuten, le géant de l’e-commerce japonais, après avoir fait un stage au siège tokyoïte de la société, l’été dernier.
Rupinder Singh avait déjà de l’expérience puisqu’il avait travaillé pour Goibibo, la plus grande agence de voyage en ligne, avant de venir étudier à Barcelone pour son MBA.

 Il était plutôt optimiste et pensait exceller pendant son stage au Service Voyages de Rakuten mais les différences culturelles entre l’Inde et  le Japon, l’inquiétaient, n’ayant jamais mis les pieds dans l’Empire du Soleil Levant. Il reconnaît qu’il a encore beaucoup à apprendre mais il établit le distinguo entre le gap culturel lié à la vie à Tokyo et le gap culturel en entreprise, finalement moins marqué.

Pour expliquer son succès, Rupinder Singh avance qu’il a simplement fait plus que ce qu’on lui demandait pendant le stage, allant jusqu’à développer de nouvelles idées de produits que la société est aujourd’hui en train de mettre en place.Il a également construit son réseau de manière redoutable, proposant des déjeuners et des cafés à différents top-managers de Rakuten

Cela a demandé des efforts mais Mr Singh avance que les managers qu’il a approchés ont plutôt bien accueilli sa démarche. «Je ne voulais pas perdre mon temps», ajoute-t-il et même si, la charge de travail lui semblait parfois lourde, les occasions de se détendre en dehors des heures de bureau avec ses collègues de travail et les 10 autres stagiaires, étaient nombreuses. «Le fait que mon objectif était clair m’a aidé», avance-t-il.

Il insiste sur le fait qu’il était « convaincu à 100 % » qu’il trouverait sa place à Rakuten, dès la session d’orientation dans les locaux et sa rencontre avec celui qui est désormais son boss.

Maria Tsianti, directrice du service des carrières à l’ESCP met en avant la nécessité d’être courtois avec toutes les personnes rencontrées pendant le stage, du vigile à l’assistant vous offrant à café.

«Les recruteurs observent votre comportement à la minute où vous entrez dans le bâtiment», précise-t-elle. «Peut-être que la personne à qui vous venez de claquer la porte au nez involontairement, est celle qui va décider de votre destin».

 

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