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Le salaire après un MBA

Moins de boost salarial après un MBA

Della Bradshaw et Laurent Ortmans | 23/03/2015

Le diplôme MBA, qui a longtemps été vu comme le plus court chemin vers un gros salaire, ne fait plus progresser vos finances en un simple claquement de doigt.

Malgré la reprise de la croissance économique, les retours financiers à l’issue d’un MBA à temps plein ont chuté au cours de ces trois dernières années. Alors qu’un diplômé peut encore s’attendre à voir son salaire doubler, la croissance moyenne des revenus a perdu presque un tiers depuis ses plus beaux jours. C’est particulièrement vrai aux Etats-Unis, où l’on retrouve 50 des 100 premières business school mondiales, et où il y a un désintérêt croissant des employeurs et des recrues potentielles pour ce type de diplôme.

Depuis le crash financier de 2008, nombreux ont été les aspirants MBAs qui ont rechignés à abandonner un emploi stable pour aller reprendre leurs études dans des business schools, vu les coûts qui dépassent fréquemment les cent mille dollars en terme de frais de scolarité, de dépense quotidienne et de salaire perdu. Nombreux sont ceux qui pensent que les retours ne justifient plus l’investissement.

En conséquence, alors que les quelques business schools les mieux classées continuent à se renforcer – la Graduate School of Business de Stanford en Californie, par exemple, n’admet que 6,5% des candidats – les établissements plus loin dans les classements et avec moins de ressources ont bien plus de mal. « Les étudiants disent qu’ils iront dans une top school en cas d’admission, sinon ils s’abstiendront, », dit Garth Saloner, doyen à Stanford, qui prend la quatrième place mondiale cette année, derrière la business school d’Harvard, la London Business School et la Wharton school de l’université de Pennsylvania.

L’année passée a vue plusieurs écoles de deuxième rang fermer leurs programmes à temps plein devant la chute du nombre de candidats. De nombreuses autres vont sans doute suivre, dit Alison Davis-Blake, doyen de la Ross business school de l’université de Michigan, car ces programmes ne seront plus viables économiquement. « Le segment du marché qui se porte bien est assez petit. »

Les recruteurs embauchent de plus en plus dans les formations initiales de type master alors que les participants en MBA ont déjà plusieurs années d’expérience professionnelle et attendent des salaires plus élevés. Selon l’enquête 2014 sur les embauches menées par le Graduate Management Admissions Council (GMAC), ceux qui ont étudiés dans des formations spécialisées en finance, comptabilité et gestion sont particulièrement demandés.

Les données collectées par le Financial Times dans le cadre de son classement 2015 des Global MBAs montrent que trois ans après la fin de leurs études, ceux qui ont obtenus un MBA à temps plein en 2011 gagnent en moyenne 92 % plus que ce qu’ils gagnaient avant de commencer leur formation. Au zénith des MBAs en 2002 et 2003, le gain était de 153 % et jusqu’en 2012 il y avait encore une progression de 110 % des revenus.

En 2003, les anciens élèves de 82 % des écoles du classement voyaient leurs salaires augmenter de plus de 120 % sur une période de 4 ou 5 ans. En 2014, seulement 7 % voyaient la même progression.

Deux facteurs qui ont joués dans cette tendance à la baisse des progressions salariales sont une augmentation du nombre de femmes diplômées de MBA et la diminution du nombre de diplômés allant vers des emplois très bien payés dans la finance.

Il y a dix ans, 23% des personnes répondant à l’enquête du Financial Times étaient des femmes, alors qu’elles sont 26 % dans l’enquête pour le classement 2015. Dans les dernières données collectées, les femmes déclarent un salaire moyen de 120 000 dollars à comparer à 138 000 dollars pour les hommes.

De manière similaire, 29% de l’échantillon Financial Times travaillant dans la finance et la banque il y a dix ans, le nombre est aujourd’hui de 25%. Les salaires des financiers ont traditionnellement dépassés ceux des autres secteurs, et les données collectées en 2015 ne montrent pas d’exception. En moyenne, les sondés des 100 meilleures business schools gagnent 133 000 dollars, alors que ceux du secteur financier gagnent 152 000 dollars.

Retrouvez le classement des écoles

  1. Harvard Business School
  2. London Business School
  3. University of Pennsylvania: Wharton
  4. Stanford Graduate School of Business
  5. Insead
  6. Columbia Business School
  7. Iese Business School
  8. MIT: Sloan
  9. University of Chicago: Booth
  10. University of California at Berkeley: Haas
  11. Ceibs
  12. IE Business School
  13. University of Cambridge: Judge
  14. HKUST Business School
  15. Northwestern University: Kellogg
  16. HEC Paris
  17. Yale School of Management
  18. New York University: Stern
  19. Esade Business School
  20. IMD

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