Comment choisir une business school

Comment choisir une business school

Wai Kwen Chan | 14/04/2015

Tirer le meilleur de votre MBA demande de chercher soigneusement la business school et le programme qui seront vraiment fait pour vous. C’est une bonne idée, par exemple, d’échanger avec les participants, le corps enseignant et les anciens afin de déterminer si cela colle entre vous et la culture de l’école. Vous voyez vous apprendre et tisser des relations dans ce contexte ?

Lawrence Cole, un participant au MBA de la Wharton School de l’Université de Pennsylvannia, recommande de rendre visite aux business schools en dehors des week-ends dédiés au recrutement. Alors que Cole ne trouve rien à redire contre ces événements pour les candidats à un MBA, il estime que visiter le campus à un autre moment « vous donne une vision plus authentique. »

Emploi et réseau d’anciens

Là où vous voulez arriver dans votre carrière va également affecter le choix de l’école, aussi est-il sage d’analyser où sont employés les anciens. « Regardez sur LinkedIn ou consultez les profils corporate pour les sociétés qui vous intéressent, » dit Emma Livingston, un diplômé du MBA de la Sauder Business School à Vancouver au Canada. « S’ils viennent tous d’un même groupe restreint d’écoles, c’est un signe sûr de liens étroits entre ces écoles et les départements des ressources humaines de ces compagnies. »

Cherchez aussi à savoir si le réseau d’ancien est actif et étendu. Les associations d’anciens peuvent apporter un support précieux, des conseils de carrière et autres informations longtemps après votre diplôme.

Profil des promotions et vie de campus

Il est vital de prendre en compte la composition de la promotion car vous apprendrez autant de vos pairs que des livres de classe. Etudier avec des participants de différentes nationalités pourra faire croitre votre connaissance du business international, par exemple.

Prenez également en compte la taille de la troupe. La Business School de Harvard combine les avantages des grandes et des petites promotions. Avec plus de 900 participants, Dee Leopold, le directeur en charge des admissions MBA et de l’aide financière, dit : « Nous avons un groupe exceptionnellement varié, originaire de pays, environnements, industries, expériences et perspectives très divers. » L’école place aussi les participants de première année dans des sections de 90 qui travaillent et étudient ensemble tout au long de la première année. « Cela facilite l’établissement de liens personnels et d’amitiés qui durent une vie, » ajoute-t-elle.

Renseignez-vous sur ce que la vie de campus a à offrir, comme des clubs ou autres activités hors curriculum qui viendront enrichir vos apprentissages. Pauline Wan, en MBA à la NUS Business School à Singapour, décrit un séminaire focalisé sur les start-ups, qui était organisé par le club d’entrepreneurs de l’école et de l’université. L’invité vedette était Ming Lei, co-fondateur de Baidu, le moteur de recherché Chinois, qui a partagé sur ce qui permet de développer une compagnie à succès.

Lieu et permis de travail

Eli Daquioag, en MBA à Stern School of Business de l’Université de New York, conseille de garder à l’esprit les gens, entreprises et industries auxquels il est possible d’accéder quand vous décidez à quelle école postuler. Par exemple, étudier à New York lui a permis de rendre visite à de grosses sociétés de média comme NBC Universal et Viacom, qui ont leurs sièges sociaux dans cette ville. En créant ces relations pendant son premier semestre, il a pu obtenir un stage avec la chaîne câblée USA Network.

Au-delà du coût de la vie, il ne faut pas oublier la qualité de vie. Matt Barnett est venu du Royaume Uni pour son MBA àl’UNSW Business School à Sidney, Australie. Il souligne qu’il y a peu d’endroits sur la planète où l’on puisse se rendre à la plage pour courir ou surfer après le travail. « C’est un équilibre merveilleux, qui amène au final une vie plus positive et plus productive, » dit-il.

Si vous voulez étudier à l’étranger et espérez trouver un emploi dans la région après le diplôme, n’oubliez pas de vous renseigner sur les conditions pour obtenir un permis de travail. Laura Rojo, directeur market intelligence, recrutement et admission à la Sauder School of Business, dit que le Canada a des politiques de visa et d’immigration très favorables pour attirer les travailleurs très qualifiés. « Cela apporte une réelle plus-value pour des candidats au MBA qui espèrent s’établir en Amérique du Nord, avec une garantie de permis de travail jusqu’à trois ans pour les nouveaux diplômés et la possibilité de demander un statut de résident permanent au bout d’un an seulement de travail à plein temps, » dit-elle.

Support aux conjoints et aux enfants

Si vous amenez avec vous votre partenaire et vos enfants, il faut trouver quels services et activités sont disponibles pour eux. « Le support aux familles et aux conjoints est crucial pour le succès de nos participants,” dit Philippe Oster, directeur de la communication, du développement et des admissions pour le MBA de HEC Paris. Les conjoints peuvent assister aux événements sur le campus sans coûts additionnels, les aidant ainsi  à passer d’un statut de pièce rapportée à celui de membre à part entière de la communauté HEC Paris, dit-il.

Réputation

Regardez les différentes accréditations ou certificats obtenus par les écoles et leurs programmes. Par exemple, vérifier si une école est accréditée par des organismes internationalement reconnus comme l’ AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business) aux USA ou Equis (European Quality Improvement System) qui assure les accréditations internationales pour l’European Foundation for Management Development. Par rapport aux classements publiés, faites attention à la méthodologie employée pour vérifier qu’elle correspond bien à vos valeurs.

Format des cours et méthodes d’enseignement

Devez-vous choisir un MBA sur un an ou sur deux ans ? Conrad Chua, en charge des admissions MBA et des carrières à la Judge Business School de Cambridge dit que le diplôme en un an convient parfaitement à beaucoup de participants dont la riche expérience professionnelle permet de gérer les exigences accrues d’un programme plus court. « Comme le participant peut retourner plus vite à la vie active, les coûts et les occasions perdues sont aussi réduits, ce qui fait que le programme en un an convient à beaucoup de candidats d’un point de vue pratique et financier, » ajoute-t-il.

Le MBA en deux ans est généralement une option pour les personnes changeant d’activité et offre la possibilité de réaliser un stage. Bruce DelMonico, doyen assistant et directeur des admissions à la Yale School of Management, explique que le MBA en deux ans à l’avantage de « laisser le temps nécessaire à la plupart des gens pour apprendre, explorer et se développer professionnellement. ».

« Ce plus particulièrement à une époque où les carrières professionnelles couvrent non seulement plusieurs rôles ou organisations mais plusieurs industries voir même plusieurs secteurs, il est critique de développer une large base de compétences, ainsi que la capacité à comprendre comment ces compétences s’articulent. Cela prend du temps, » ajoute-t-il.

Enfin, étudiez le corps enseignant – les professeurs sont-ils en activité ou ont-ils des liens avec l’industrie? Quelles sont les méthodes d’enseignement, trouve-t-on par exemple des visites d’entreprise ou des études de cas concrets ? Aurez-vous la chance de réaliser un projet de conseil pour votre organisation cible ou sur un secteur en développement ? Que vous recherchiez une promotion ou un changement d’emploi, gardez votre but final en tête pour faire le bon choix.

© The Financial Times Limited [2012]. All Rights Reserved.
Not to be redistributed, copied or modified in anyway.
Cursuspro is solely responsible for providing this translated content and the Financial Times
Limited does not accept any liability for the accuracy or quality of the translation.

Réagir à l'articleRéagir à l'article

Seul votre prénom et la première lettre de votre nom apparaîtront sur le commentaire