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Véronique Vignon iae lyon master controle de gestion audit- CursusPro

Se former tout en travaillant est un privilège

Alexandre Haute - Pottier | 24/11/2014

Véronique Vignon, responsable du Master Contrôle de gestion - Audit à l’IAE de Lyon, s’intéresse depuis toujours au monde de la formation. Après des études de Sciences Po, cette femme de 58 ans, a mêlé de front une carrière en entreprise et un rôle de formatrice. Maître de conférence associé durant une quinzaine d’années, Véronique Vignon est donc en charge depuis cinq ans du Master dans l’école lyonnaise qu’elle connait très bien.

CursusPro : À qui est destiné ce Master Contrôle de gestion - Audit de l'IAE de Lyon ?

Véronique Vignon : Il s’adresse à deux types de public : des comptables, auditeurs, voulant aller vers le contrôle de gestion pour la plupart. Et environ un tiers des participants viennent d’autres fonctions : ingénieurs, chercheurs, ou autres. Pour entrer dans ce Master, il y a une première sélection sur dossier puis un un entretien d’une demi-heure où l’on approfondit les motivations des candidats, la cohérence de leur parcours. Nous mettons également en garde sur la densité de la formation, un travail lourd qui porte tout de même le niveau d’étude à Bac+5.

Quels sont les buts et le contenu de cette formation ?

Tout simplement de former des contrôleurs et des auditeurs. Le contrôle de gestion est au cœur du pilotage des entreprises, il faut donc maîtriser plusieurs compétences techniques, savoir évaluer un projet d’investissement par exemple. Il y a aussi beaucoup de stratégie afin que les futurs contrôleurs comprennent les motivations des entreprises et qu’ils soient capables de dialoguer avec les opérationnels. Le but étant alors de pouvoirs chiffrer des impacts économiques, d’être à l’aise en communication afin d’apporter une véritable valeur ajoutée à son entreprise. Nous n’avons pas vraiment de concurrent concernant cette formation continue, nous sommes un des seuls en France à la proposer.

Vous pouvez nous parler du programme en tant que tel ?

Pour les chiffres, ce sont 350 heures de présence en cours sur une année, seize modules de 21 heures chacun. Il y a de la comptabilité approfondie, de la finance, des audits internes, de la communication, de la stratégie, du système d’information et bien sûr du contrôle de gestion. Les participants disposent aussi d’un séminaire international d’une semaine ayant pour vocation d’ouvrir les yeux vers d’autres modes de pensée, de managements, d’autres cultures. Il y a, pour finir, le mémoire professionnel qui clôt la formation et qui traite d’une problématique de gestion interne dans une entreprise.

Quelles sont, d’après vous, les principales qualités du programme de ce Master ?

Pour moi, le plus gros avantage reste d’acquérir un Bac+5 tout en travaillant ! Cela demande de bloquer ses lundis, mardis et mercredis, tous les quinze jours, mais la récompense en vaut la peine.

Nous disposons d’effectifs réduits dans les promos, généralement autour de vingt personnes, permettant un suivi individualisé des étudiants pour bien définir leur projet professionnel et les lancer dans l’avenir. Enfin, nous disposons d’une grande variété d’intervenants : des professeurs d’université, des personnes en liens avec l’entreprise, des consultants, ou encore des professionnels. Je tiens à ajouter qu’il est possible de faire ce Master sur plusieurs années (3 maximum), pour une somme de 8000 euros, 4000 pour les demandeurs d’emploi.

Vous avez quelques retours d’anciens élèves ?

Je reste en contact avec certains et j’ai pu constater que beaucoup avaient évolué dans leurs entreprises, parfois en changeant d’employeur, parfois non. Nous prévoyons d’ailleurs pour l’avenir, des séminaires ponctuels post-master pour continuer à former nos anciens sur l’évolution de leurs fonctions. Après, je ne vais pas vous mentir, ce qui revient souvent c’est qu’on a beau les prévenir, ils en ont tout de même bavé ! Mais nous retrouvons aussi beaucoup de plaisir, ils franchissent un cap et ils en sont conscients. Ils deviennent plus aguerris et plus à même d’assumer leurs responsabilités. Comme je le dis souvent : une heure de travail en cours, c’est une heure de travail à la maison, mais c’est tout sauf du temps de perdu. 

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