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Interview de Sylvie Menissier directeur de programme de formation continue Executive Master en Stratégie et Management à l'ESSEC business school

APPLIQUER EN FRANCE LES MÉTHODES DE L’INTERNATIONAL

Alexandre Haute-Pottier | 21/10/2014

Sylvie Ménissier est l’actuelle directrice académique du programme MS SMIB (Executive Master in Strategy and Management of International Business) à l’école parisienne de l’ESSEC.

Suite à une formation commerciale et un MBA validé aux États-Unis, elle entre au service management international de la société Nestlé pour laquelle elle travaille une dizaine d’années. Puis, après un détour par l’Égypte, Sylvie fait ses premières armes à l’ESSEC, apportant sa riche expérience du commerce international.

On l'entend souvent, mais il ne faut pas s’y tromper, l’avenir est bien mondial et la formation du SMIB entend doter ses participants des armes adéquates : « Nous couvrons un très large champ d’action, et l’ensemble des notions apprises sont appliquées à l’international, mais aussi dans son activité professionnelle du moment. Les compétences abordées le vendredi durant la formation peuvent être utilisées dès le lundi au bureau. » explique la directrice.

Plongé dans la diversité dès le premier jour

Afin de passer les portes de l’ESSEC et de commencer cette formation de 15 mois, il n’est pas nécessaire d’être en activité, mais il faut cependant justifier de 3 à 4 années d’expérience, ainsi que d’un niveau d’étude de Bac+4 (une dérogation pouvant être accordée si le candidat bénéficie d’une plus longue expérience sans disposer du niveau scolaire requis). Il faudra également s’acquitter d’un peu moins de 32 000 euros pour suivre l’enseignement du SMIB, mais l’école assure travailler en amont avec les candidats, afin de les aider à trouver le financement nécessaire qui sera échelonné sur la durée de la formation.

Le recrutement de la promotion est volontairement très diversifié, le but étant de mixer les secteurs d’activités, les nationalités, les expériences, afin de faciliter et d’enrichir les échanges entre candidats. «  Un tiers des participants, parfois même la moitié, ne sont ni Français, ni francophone, et l’intégralité de nos cours se font en anglais » assure Sylvie Ménissier. Ainsi, chaque promotion tente d’acquérir une méthode pérenne en commençant par les fondamentaux, approfondissant par la suite les piliers que sont la finance, le management, le marketing, ou encore l’entrepreneuriat. Par ailleurs, l’école est très largement ouverte aux échanges internationaux, et bons nombres de séminaires sont organisés un peu partout dans le monde : « Il y a eu Singapour, la Silicone Valley, l’Allemagne ou le Moyen-Orient avec qui, d’ailleurs, nous tendons à nous rapprocher de plus en plus. Tout comme l’Asie de manière générale, et la Chine en particulier. Nous visons à créer des liens avec ces marchés qui sont en pleine expansion. »

L’ESSEC travaille également sur les méthodes d’apprentissages numériques, tel l’e-learning qui fera probablement son apparition dès 2015. La directrice académique se montre malgré tout prudente sur la technique : « Nous testons actuellement des modules complets en e-learning, surtout pour faciliter l’accès de nos formations à l’étranger. La présence physique et le contact humain restent bien évidemment le plus important, c’est comme cela que les participants peuvent se créer un réseau performant. »

Apprendre ailleurs, mais travailler ici

Les élèves de l’ESSEC sont donc constamment confrontés aux méthodes d’autres pays, à d’autres cultures. La France traînant toujours son image de mollesse entrepreneuriale, de lourdeurs administratives et de « surtaxes », ne seraient-ils pas enclin à tenter l’expérience ailleurs ? Sylvie Ménissier assure que non : « Environ 80% de nos participants changent de fonctions avec améliorations de salaires et de responsabilités. 10 à 15% tentent l’aventure entrepreneuriale, certains le font ensemble, après s’être rencontrés chez nous. Il ne faut pas croire que la France soit si contraignante que ça lorsque l’on veut créer son entreprise… À ma connaissance, aucun de nos anciens élèves n’a ouvert de société à l’étranger, ce n’est pas un hasard. Ils ont pris confiance en eux et dorénavant, ils osent franchir le pas de la création d’entreprise. C’est une grande fierté pour nous. »

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