Interview de Martine Caffiaux directeur de programme en formation continue Cycle Supérieur de Management à l'EDHEC

CSM EDHEC : Une formation dédiée au Management

Alexandre Haute-Pottier | 12/11/2014

Aux six coins de l’hexagone, les grandes écoles dispensent leurs formations continues diplômantes et certifiantes, le Nord n’échappant pas à la règle. L’EDHEC présente son Cycle Supérieur de Management (CSM), dispensé sur le campus de Lille. Martine Caffiaux, directrice du programme depuis plus de trois ans, et évoluant dans l’univers de la formation continue depuis près de vingt ans, livre son ressenti sur ce cursus qu’elle connait si bien.

CURSUSPRO : À qui s’adresse le programme CSM ?

Martine Caffiaux : À tous les professionnels désireux d’enrichir leurs connaissances en matière de management. Pour bénéficier de la formation, les candidats doivent être titulaires d’un Bac+2 et justifier de 8 à 12 ans d’expériences professionnelles significatives. Cependant, une personne au parcours riche et atypique peut également nous intéresser s’il est porteur d’un projet séduisant. Ensuite, il y a un entretien avec la coordinatrice, puis avec la directrice du programme et le dossier passe en commission.

Quel est le but premier de cette formation et les moyens mis en œuvre pour y parvenir ?

Nous voulons dispenser un savoir académique pouvant être directement opérationnel. Le socle de notre formation est certes théorique, mais grâce au projet de consulting, les participants travaillent sur des problématiques très concrètes afin d’acquérir un point de vue global du domaine entrepreneurial. Nous donnons la priorité au réseau qui se crée entre les participants, c’est pourquoi nos promotions (une cinquantaine d’élèves) sont constituées de façon homogène, avec des acteurs de secteurs très différents. En revanche, notre but n’est pas de préparer à l’international, mais bien de préparer chacun à manager au mieux une équipe. Sur nos deux semestres de formation, l’un traite des compétences managériales et l’autre arme les candidats sur le plan économique. Enfin, une grande partie de notre système de formation est dédié à notre dispositif d’accompagnement en équipe : le TeamLab. Dans ce laboratoire, les participants bénéficient de séances de coaching individuel et en groupe restreint. Parfois, ils travaillent sur des cas concrets, des situations qu’ils ont déjà vécues. Parfois, lors de séances d’échanges, chacun se dit les choses de manière respectueuse et sincère, dans le but d’apprendre à se connaitre professionnellement à travers le regard de l’autre.

Vous avez également beaucoup de suivi personnalisé ?

Oui, effectivement. Il y a ce que l’on appelle l’assistance coaching, où les participants s’entraînent à passer des entretiens, retravaillent leurs CV, apprennent à se vendre… Vendre des produits c’est une chose, mais savoir se vendre soi-même, mettre en avant ses qualités en est une autre.

Durant la formation, il y a des passerelles vers le monde professionnel, des rencontres, pouvant ouvrir sur d’autres perspectives pour les participants ?

Il arrive régulièrement que des intervenants extérieurs viennent donner une conférence, ils parlent ainsi de leurs métiers, de leurs responsabilités de manager ou de dirigeant. C’est à mon sens très formateur pour les étudiants et cela participe à ce que pourra être leur vie professionnelle après la formation. Nous avons eu par exemple, un expert en réseaux sociaux qui leur a permis d’apprendre à se mettre « numériquement » en valeur. Désormais, Twitter, Facebook et autres font partie intégrante du paysage entrepreneurial. Pour le reste des « fameuses passerelles », elles se font essentiellement entre eux, grâce au réseau qu’ils se créent.

Vous avez des retours de vos anciens participants, les Alumni ? Ont-ils connu de véritables améliorations ?

Nous sommes en train de mettre en place une enquête afin de mesurer la réelle valeur ajoutée de la formation dans le parcours professionnel des participants. D’après les quelques retours que nous avons, ils ont chacun, à leur vitesse, connu des changements positifs, financièrement et d’un point de vue des responsabilités. Un certain nombre d’entre eux ont aussi créé leur entreprise, souvent en parallèle de leur emploi, leur permettant ainsi de développer leur projet professionnel.

Réagir à l'articleRéagir à l'article

Seul votre prénom et la première lettre de votre nom apparaîtront sur le commentaire