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EMBA McGill-HEC Montréal

Nos participants sont notre raison d'être

Alexandre Bardyguine | 26/03/2015

Les deux universités canadiennes McGill et HEC Montréal se sont associées en 2006 avec la volonté de proposer une alternative aux EMBA traditionnels. Louis Hébert, le codirecteur du programme, détaille sa vision de ce programme novateur.

Quelles sont les particularités du programme?

L’Executive MBA de McGill et HEC Montréal a été, dès le début, pensé pour proposer une alternative aux MBA traditionnels. Beaucoup de programmes d’EMBA sont souvent des formats week-end de MBA traditionnels. Avec l’EMBA McGill-HEC Montréal, notre objectif était de mettre en scène une cohorte d’une quarantaine de personnes avec des expériences significatives et diversifiées.

Quel est le profil de vos participants?

Alors que la plupart des autres programmes ont un profil très précis de participant, nous nous intéressons aussi à des gens qui sortent de la norme. Notre point fort, c’est la diversité de point de vue, de bagage, de formation qui se ressent dans la classe avec une quantité d’expérience assez unique. Nos participants sont des managers âgés en moyenne de 42 ans avec un minimum de 10 années d’expérience. En réalité, la moyenne est plutôt entre 16 et 18 années. 50 % des élèves ont des titres de vice-présidents ou plus dans leur entreprise. Compte tenu de ces éléments, on ne parle pas de sélection, mais de « casting ». Leur expérience nous est très précieuse.

Quel est le rôle du professeur dans ce système?

Les professeurs facilitent avant tout les échanges entre les étudiants qui se retrouvent réunis en classe en petits groupes de cinq à six personnes autour de tables rondes. Des intervenants extérieurs participent aussi au programme. Cependant, nous considérons que les experts, nous les avons déjà dans la classe, comme participants. D’ailleurs, les professeurs ne peuvent parler plus de 50 % du temps en classe.

L’autre élément distinctif de la pédagogie de l’EMBA de McGill-HEC Montréal, c’est d’éviter les silos fonctionnels. Très peu nombreuses sont les entreprises qui n’ont pas de problème organisationnel et nul doute que les écoles de gestion en sont, en partie, responsables du fait de l’enseignement du management de façon séparé, en silos. Par exemple, la fusion de deux entreprises a des impacts sur les ressources humaines, les finances, les opérations, mais aussi, sur la stratégie. Nous nous intéressons plus à la problématique en tant que telle qu’à la fonction.

Comment se définit un bon manager?

La première personne qu’un manager a à gérer, c’est lui-même. C’est pourquoi, à l’EMBA McGill-HEC Montréal, nous commençons par réfléchir sur qui l’élève est comme manager en se basant sur l’idée de « je gère comme je suis ». Il n’y a pas de modèle universel du bon manager. Et si le participant comprend qui il est, il sera un meilleur manager. C’est le premier module enseigné dans notre EMBA : la capacité de réflexion du manager. On s’éloigne en ce sens de l’idée du management universel enseigné dans les autres MBA. Chez nous, nous donnons les moyens et les outils à chacun de développer son propre style de management. Un bon manager doit savoir prendre du recul pour gérer le contexte.

Comment envisagez-vous l’évolution du métier de manager?

Nous nous sommes tournés vers les métiers futurs du management. Nous enseignons comment un manager doit développer son potentiel pour comprendre et analyser les nouveaux problèmes, et proposer des solutions. Un manager doit avoir le courage d’agir et son action doit avoir un impact. Après l’EMBA, nos étudiants aspirent à de nouvelles expériences. Ils les trouvent dans leur entreprise ou partent relever de nouveaux défis. On constate d’ailleurs que le choix de suivre notre EMBA est souvent personnel et la majorité des participants le financent eux-mêmes.

Y’a-t-il un apport immédiat pour l’entreprise où continue de travailler le participant?

On veut que nos participants aient un impact dans leur entreprise et on pense que cet impact sera d’autant plus grand s’il y a un transfert entre ce qu’ils apprennent en classe et ce qu’ils vivent dans leur entreprise.

Plutôt que de faire travailler les participants sur les stratégies d’entreprises en général, nous proposons aux étudiants de comprendre la stratégie de leur propre entreprise. Entre deux modules, nous leur demandons de réfléchir sur la stratégie de leur organisation. Ils peuvent ainsi échanger avec leur patron et collègues sur cette stratégie. Nous insistons sur le fait de ne pas attendre d’avoir son diplôme de MBA en main pour le mettre en pratique. Ça doit commencer dès aujourd’hui!

Comment se déroule le programme?

Nous retrouvons nos participants pour 4 jours consécutifs tous les mois. Huit modules sont déclinés et ne ressemblent pas à des cours traditionnels. Chaque matin, le programme débute par une période de réflexion. Chacun est invité à réfléchir individuellement sur ses enjeux, ses défis professionnels et ce qu’il a appris dernièrement. Dans la foulée, ils discutent sur leurs réflexions autour de tables rondes. On les force à réfléchir et ces échanges génèrent un réel partage. Le programme a commencé en 2006 et aujourd’hui, avec 250 diplômés, il a atteint une belle maturité. 

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