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Interview de Christophe Leyronas directeur de programme executive master et executive mba de tbs toulouse business school

LA CRÉATION AU CŒUR DU PROGRAMME executive master de TBS

Alexandre Haute-Pottier | 22/10/2014

Grande école du sud de la France, la Toulouse Business School propose un Executive Master, en plus de son MBA, diplômes reconnus tous deux par l'Etat.

Nouveau directeur académique du programme depuis janvier 2014, Christophe Leyronas souhaite placer la création et l'innovation au cœur de la formation.

Riche d’une thèse sur la « gestion des PME », ce dernier a par la suite décroché un poste de maître de conférences à l’université de Bordeaux, tout en rejoignant les rangs du TBS, école pour laquelle il travaille depuis une douzaine d’années. De par sa spécialisation, Christophe Leyronas avoue « bien connaitre le milieu entrepreneurial, ainsi que l’enseignement ». Cela lui ouvre les portes de la section « développement stratégique » de Toulouse, où il s’est employé durant deux ans à trouver le juste équilibre entre les cours académiques et l’aspect pratique du monde du travail, afin de former les meilleurs entrepreneurs de demain.

Candidature et 1ère année : les étapes clefs

L’Executive Master est ouvert à partir du Bac+2, avec une expérience professionnelle requise de 3 ans minimum. Ce sont généralement des personnes en activité qui entreprennent cette formation, mais il est également possible de la rejoindre dans le cadre d’une réorientation professionnelle, en tant que demandeur d’emploi. Dans ce cas de figure, cependant, un stage de six mois sera obligatoire durant la formation, afin de renouer avec le travail en entreprise, et il n’est pas rare que le stage débouche sur un poste fixe.
La formation dure un peu plus de vingt mois, avec des cours les jeudis, vendredis et samedis, toutes les trois semaines. Six semaines sont également bloquées durant le cursus, et réservées à certains cours spécifiques ou encore à des séminaires se déroulant partout en France. La première année d’études, considérée par beaucoup comme la plus difficile, est consacrée à une remise à niveau générale et à la maîtrise et validation des pré-requis. Christophe Leyronas reconnait d’ailleurs : « Nous sommes très clairs avec les étudiants, la formation est lourde ! Toutes les matières sont contrôlées, maths, finances, économie, etc. Il faut obtenir un minimum de 10/20 dans chacune d’elles sous peine de passer au rattrapage. » Les cours sont dispensés à hauteur de 60% par des enseignants et 40% par des intervenants professionnels, l’un des points forts de la formation étant les « petites » promotions d’une vingtaine d’élèves seulement, facilitant la pédagogie et l’accompagnement des étudiants. Certains cours sont donnés exclusivement en anglais, et une nouvelle spécialisation, accessible dès la seconde année, vient de voir le jour : l’entrepreneuriat et la stratégie de croissance.

Quand diplôme rime avec création

« Régulièrement, avec les différents retours de nos élèves, nous tentons de bonifier notre programme. Sur les vingt dernières années, environ 300 sociétés ont été créées ou reprises par nos anciens, et notre incubateur a récemment accouché d’une dizaine d’entreprises. » assure le directeur académique du TBS. En effet, l’école toulousaine a à cœur de donner les outils pour mieux appréhender les futurs créations à travers ses cours de coaching, de management, de communication interpersonnelle, mais surtout grâce à son dispositif d’accompagnement allant de l’incubateur, aux séminaires très spécialisés, ou encore à la mise à disposition de locaux. « Parfois, c’est l’entreprise qui ne propose plus d’évolution, alors le salarié va voir ailleurs. Grâce à nos formations, les anciens élèves constatent souvent un effet significatif sur leurs revenus et/ou sur leurs responsabilités, mais comme beaucoup montent leur propre société, il est difficile de mesurer les bénéfices financiers ou hiérarchiques. » précise Christophe Leyronas, avant d’ajouter : « Nous offrons beaucoup de conseils auprès des projets entrepreneuriaux et, à la fin de la formation, un mémoire doit être réalisé, ce qui permet également aux élèves d’être autonomes. Certains doivent y prendre goût… »
Lors de l’Executive Master, des passerelles permettent aussi de suivre la formation MBA en parallèle, mais l’opération s’avère souvent très lourde. Cependant, il est possible de bénéficier de tarifs préférentiels dans les trois années suivant l’obtention du master, afin de « simplement » valider les modules manquants et faire d’une pierre trois coups : deux diplômes et pourquoi pas se retrouver à la tête d’une PME.

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