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MBA, EMBA … La place des femmes

MBA, EMBA … où sont les femmes ?

Stéphanie Guzman | 08/03/2017

Le pourcentage de femmes qui candidatent dans les MBA reste inférieur à 38 % en moyenne dans le monde selon le GMAT Graduate Management Admission Council qui gère le test du GMAT. Ce taux est stable.

A l’occasion du 8 mars, Journée de la Femme, CursusPro a fait un petit tour d’horizon des écoles de commerce et plus précisément de leurs programmes de référence : les MBA et EMBA, pour savoir comment les femmes y étaient representées.

Un investissement plus lourd pour les femmes

Les données extraites des classements MBA du Financial Times concernant le pourcentage de femmes qui se lancent chaque année dans un Master of Business Administration (MBA) est proche de 35%, mais il existe de grandes variations selon les pays et les institutions.

Les programmes internationaux qui intègrent des semaines de séminaire aux quatre coins de la planète semblent dissuader certaines participantes, mères de jeunes enfants.

La question du financement

Mais l’obstacle majeur est le financement, plus compliqué. S’arrêter de travailler pendant 18 à 24 mois pour suivre la formation puis à nouveau plusieurs mois quelques années plus tard si elles souhaitent fonder une famille, se révèle un véritable obstacle.

L'impact de la différence de salaires

Plus généralement, les écarts de rémunération entre hommes et femmes, même à des postes de haut niveau, impactent clairement le calcul de rentabilité d’un Master of Business Administration ou de sa version Executive (EMBA).

Sauf exception, les coûts d’inscription sont les mêmes (de 20 000 à 120 000 € selon les programmes) et il faudra donc plus longtemps aux femmes pour amortir leur investissement.

Pour contrer ce phénomène, de plus en plus d’écoles proposent des bourses spécifiques à destination des candidates.

Aux Etats-Unis, des MBA avec plus de participantes que de participants

En étudiant les différents classements du Financial Times, on s’aperçoit que le taux de participantes est élevé dans les meilleurs établissements américains.

Harvard accueille 42 % de femmes au sein de son global MBA. Elles sont 44 % à Wharton et 43 % à Yale.

Les programmes français sont en retrait avec entre 30 et 35 % de femmes. (33 % HEC et 32 % à l’EDHEC). Drapeau rouge pour l’IMD de Lausanne qui n’avait que 19 % de participantes en 2013 ainsi que pour les allemands de l’ESMT Berlin (24 %).

Les Ecossais se démarquent avec 49 % de femmes dans le programme de MBA d’Edimbourg Business School.

Pour trouver des promotions de MBA plus féminines que masculines, il faut se rendre dans certaines universités américaines de seconde catégorie comme Moore (52%) et Temple University (55%).

Du côté des MBA on line, on aurait pu s’attendre à observer une plus grande proportion de femmes mais ce n’est pas toujours le cas. Si le programme de l’université de George Washington (US) accueille 49 % de candidates, Centrum Catolica au Pérou n’en accueille que 19%.

La Chine en avance, l’INSEAD et HEC en queue de peloton

Du côté des programmes Executive, la situation est extrêmement contrastée avec par exemple 15 % de femmes au sein du EMBA Trium (HEC/ LSE/Stern) en 2013 et 59 % pour le Bi Fundan MBA développé conjointement par une université norvégienne et la Fudan School of Business en Chine.

Si les femmes sont bien représentées dans les programmes asiatiques, la situation est plus compliquée en Afrique du Sud avec 6 % de femmes dans la promotion 2013 du programme d’EMBA développé par l’université de Pretoria.

Avec 12 % de femmes au sein de son EMBA, Toulouse Business School semble être à la peine mais il faut savoir que la formation s’adresse également à un public marocain. Une partie des cours a lieu à Casablanca.

Les faibles pourcentages de femmes participantes reflètent souvent les réalités sociales et économiques des pays où se déroulent les cours.

Si on regarde plus précisément les programmes français, l’EMBA de l’INSEAD a accueilli 23 % de femmes en 2013 et le programme ESSEC Manheim 27 %.

La palme d’or revient à Grenoble School of Management dont l’EMBA accueillait 52 % de femmes en 2013 alors que ce chiffre n’est que de 24 % chez ses proches voisins d’ emlyon.

Quid de la parité du côté du corps professoral ?

Un des moyens d’attirer plus de femmes dans les salles de classe serait-il d’en avoir plus de l’autre côté du pupitre ? Là encore la situation est contrastée.

Si on regarde les meilleures écoles au niveau international, les écoles italiennes et espagnoles se démarquent nettement avec 38 % de femmes enseignantes à l’IE, 35 % à l’ESADE et 37 % à Bocconi.

C’est très loin des 19 % à HEC ou 16 % à l’INSEAD ! Mais ces deux institutions françaises ne reflètent en rien la réalité des écoles de commerce françaises dont le staff s’est bien féminisé ces dernières années : L’EDHEC est à 36 %, l’ESSEC à 32%.

Grenoble School of Management, SKEMA et Audiencia sont loin devant avec plus de 45 %.

Les écoles suisses (St Gallen et IMD) semblent en revanche avoir des difficultés à recruter des talents féminins avec respectivement 15 et 16 % de femmes.

Et du côté des conseils d'administration ? 

Si les femmes sont de plus en plus nombreuses au sein de ces programmes comme participantes et enseignantes, elles restent encore peu représentées dans les conseils d’administration des écoles et universités.

En 2017, la très grande majorité des écoles de commerce françaises et internationales sont dirigées par des hommes. L’Université d’Harvard fait figure d’exception : une femme, Mme Drew Gilpin Faust, pilote, depuis 2007, la célèbre institution.

NB : les données chiffrées de cet article proviennent des classements 2016 et 2017 du Financial Times (Global MBA, MBA online, Executive MBA, et Business Schools) et font principalement référence à des chiffres de l’année 2013. 

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