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Formation continue Nancy

La modularité, un exemple à suivre

Clémentine Delignières | 16/02/2016

L’année universitaire 2015-2016 marque, pour l’université de Lorraine, une expérimentation. En formation continue, il est possible de ne suivre que certaines parties du programme menant au Diplôme d’université (DU) Droit de la propriété intellectuelle. Explications avec le co-responsable du cursus, Patrick Tafforeau.

PHOTO_PatrickTafforeau

Comment est née l’idée de la modularité ?

Au départ, nous projetions de longue date le lancement d’un DU, programme sur une année. Soit 120 heures d’enseignement... Nous nous sommes alors aperçus que les avocats, très demandeurs à l’origine sur ce thème, avaient parfois du mal à dégager autant de temps.

Mais la loi leur impose 20 heures annuelles de formation continue. D’où l’idée d’extraire quelques éléments, rassemblés en quatre modules, de 9 heures et 12 heures. On propose depuis la rentrée un « flash » sur certains thèmes importants : propriété littéraire et artistique, propriété industrielle, exploitation des droits, défense des droits.

Les participants peuvent s’inscrire au nombre de modules qu’ils souhaitent ou suivre entièrement le programme du Diplôme d’université.

Avez-vous dû adapter la formation ?

Le DU a aussi été lancé cette année, mais le projet préexistait à cette offre morcelée. Nous avons donc créé les modules en sélectionnant des séances et en les répartissant.

Peut-on valider le diplôme, en suivant des modules pendant plusieurs années ?

Non, le système n’est pas conçu pour cela. Il s’agit de deux programmes séparés. Les participants se retrouvent ensemble pour certains cours, mais d’autres sont réservés aux étudiants du DU. Ces derniers préparent un mémoire et un examen final valide leur parcours.

Quels avantages et inconvénients de la modularité citeriez-vous ?

Avant tout, elle prend moins de temps ! Ce fonctionnement permet aussi, pour les personnes qui ne connaissent pas bien le domaine, de voir de quoi il s’agit, de s’initier. Même si nous allons plus loin qu’une sensibilisation, car la formation s’adresse à des personnes qui ne débutent pas en droit...

Elles peuvent choisir, en fonction de leurs centres d’intérêt, entre la propriété industrielle et le droit d’auteur. En revanche, le programme ne s’avère pas aussi complet qu’en DU. Et on sort sans diplôme ni certificat.

Quel bilan faites-vous de l’expérience ?

Nous tirons pour le moment un bilan positif de ces premiers mois de cours. L’université se déploie le plus possible en direction de la formation continue et s’adapte aux demandes des professionnels. Selon moi, le système de la modularité est amené à s’élargir à d’autres formations – et même concerner des créations de toutes pièces. Le cas de ce DU peut être un exemple à suivre.

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