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Formation continue des cadres : le boom des universités d’entreprise

Formation continue des cadres : le boom des universités d’entreprise

Stéphanie Guzman | 30/03/2018

Depuis la fin des années 1950, les multinationales ont créé des centres de formation dédiés au management et au leadership.

Appelés « université d’entreprise », ce sont avant tout des investissements destinés à améliorer la performance des cadres dans le cadre de la formation continue.

Si les universités d’entreprise sont un phénomène encore récent en France, ce n’est pas le cas aux Etats-Unis : C’est General Motors à Flint dans le Michigan, en 1919 qui est à l’origine du concept. Le General Motors Institute est depuis devenu une véritable université.

Aujourd’hui les principaux groupes du Cac 40 se sont dotés de ces organisations sous des appellations diverses: « Campus » chez Veolia Environnement et Danone, « Institut du Management » chez Bouygues, « Académie » chez  Vinci et Accor, « Corporate Business Academy » chez EADS ou tout simplement « Université » pour Alcatel-Lucent ou Total.

Mise en place en janvier 2016, la Faurecia University a été conçue par la direction des ressources humaines pour accompagner la transformation organisationnelle du groupe industriel, et s’adresse principalement aux cadres. Pernod Ricard University a inauguré fin 2017 après 2 ans de travaux un magnifique campus éco-conçu dans les Yvelines.Chaque année, plusieurs centaines de cadres à haut potentiel du groupe viendront s’y former.

Sous le vocable « Université d’entreprise » sont parfois regroupés toutes les actions de formation de l’organisation avec des cours délivrés par les propres cadres et équipes pédagogiques de l’entreprise.

Certaines universités d'entreprise sont virtuelles et se résument plutôt à des programmes de formation regroupés sous une marque interne (comme l'Université Clarins) tandis que d'autres possèdent leurs propres infrastructures. Campus Veolia, par exemple, revendique 15 campus implantés dans 10 pays.

 Mais certaines entreprises vont plus loin en ouvrant de véritables campus à l’étranger en partenariat avec des écoles de commerce locales.

L’enjeu est d’apprendre aux salariés à mobiliser leurs équipes, à exécuter la stratégie, et gérer la transformation digitale tout en créant du lien social dans l’entreprise en permettant aux salariés de se rencontrer autour de la marque et de la culture de l’entreprise. Cela permet aussi aux Talent Managers de repérer qui seront les dirigeants de demain.

Le risque est de proposer des enseignements datés et non cohérents avec la politique d’innovation de l’entreprise. C’est pour cette raison que les universités d’entreprise développent des liens étroits avec les grandes écoles avec par exemple la création de chaires. Volvo a des liens étroits avec Emlyon Business School et Veolia a un accord avec l'Essec. A elle seule Polytechnique revendique 22 chaires d’entreprise.

 Ces campus physiques représentent des investissements colossaux pour les entreprises alors même que le e-learning se développe. Nul doute que ce paradoxe sera au cœur des discussions de la troisième édition de U-Spring, le Printemps des universités d’entreprise qui se tiendra le 15 mars 2018 à Paris.

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