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Le Brexit profite aux écoles françaises

Effet Brexit et Donald Trump : la France future terre d’asile des étudiants et enseignants anglo-saxons !

La rédaction | 21/02/2017

Le Brexit adopté par les Britanniques, en juin 2016, a provoqué une onde de choc à travers l’Europe. Les financiers de la City commencent à s’installer en France où ils sont accueillis à bras ouverts. Mais c’est aussi le cas des enseignants et des étudiants, inquiets des conséquences du Brexit.

Les  écoles britanniques semblent donc moins attractives et les regards se tournent de plus en plus vers le continent. Quant aux écoles françaises, elles en profitent pour se lancer dans une opération de séduction.

L' Essec, vient par exemple de proposer à certaines institutions britanniques de venir s’installer sur son campus situé en région parisienne.

Dans une interview récente à France Info, Jean-Michel Blanquer, le directeur général de l'Essec considère que les universités britanniques ont tout à perdre avec le Brexit : "Il y a d'abord la fin des crédits de recherche à moyen terme pour eux. Or, aujourd'hui, le Royaume-Uni est le pays qui bénéficie le plus de ces crédits de recherche de l'UE, c'est pratiquement un milliard d'euros" explique-t-il.

Les universités d’Oxford et de Warwirck seraient intéressées par une installation en France selon un article du Telegraph paru la semaine dernière. 

Le projet de campus international « Paris-Seine » susceptible d'accueillir des campus étrangers dans l’Oise semble donc bien parti.

Premières conséquences du"Travel Ban"

De l’autre côté de l’Atlantique, la situation ne semble pas meilleure et le niveau d’inquiétude est élevé chez les chercheurs et enseignants américains suite au « Travel Ban ». Certaines écoles se plaignent déjà avoir des difficultés à recruter.

Cette vague d’incertitude dans le monde anglo-saxon pourrait transformer la France en une véritable terre d’asile au niveau éducation.

C’est en attirant les meilleurs profils (élèves et enseignants) et en leur offrant un cadre économique et politique stable que les écoles progressent dans les classements. 

A ceci s’ajoute le fait que pour certains cursus internationaux orientés business, comme les MBA et EMBA, la diversité des étudiants (qui se traduit concrètement par le nombre de nationalités dans la promotion) est un facteur important.

Bref, à moins que le résultat des élections présidentielles françaises ne remette tout ceci en cause, le ciel semble donc plutôt dégagé pour la France.

Notre pays stratégiquement situé au centre de l’Europe, doté d’excellentes universités et écoles, pourrait très bien devenir une sorte de « hub » éducatif capable de séduire non seulement les étudiants et enseignants anglo-saxons, mais également les meilleurs profils internationaux. Ceux-là même qui, il y a peu, ne juraient que par les Oxbridge, Harvard, Yale et autres.

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