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Conseil en évolution professionnelle : un dispositif à connaître

Conseil en évolution professionnelle : un dispositif à connaître

Raphaëlle PIENNE | 16/06/2016

Un projet de reconversion, de formation ou juste le besoin de faire un point sur sa carrière ? Autant de raisons de faire appel au nouveau dispositif, gratuit et ouvert à tous, du conseil en évolution professionnelle (CEP).

Le CEP : un service pour tous accessible partout

Aux côtés du compte personnel de formation (CPF), le conseil en évolution professionnelle (CEP) constitue l’autre mesure phare de la réforme de la formation. Entrés tous deux en vigueur le 1er janvier 2015, ils entendent répondre au même besoin : permettre à chacun, dans un marché du travail marqué par des transitions plus fréquentes et des parcours plus heurtés, d’être véritablement acteur de son parcours professionnel.

Le CEP, bien qu’il ait déjà bénéficié à fin 2015 à plus de 732 000 personnes, reste pourtant moins connu du grand public que le CPF. Peut-être parce qu’il semble à première vue moins innovant, différents organismes délivrant déjà depuis longtemps du conseil en orientation professionnelle pour les adultes. Mais les changements apportés par le CEP sont à relier en particulier à son principe d’universalité. Soit : la possibilité de bénéficier d’un service de qualité identique où que l’on se situe sur le territoire et sans avoir à justifier d’un statut particulier.

Le CEP répond en effet à trois grands principes :

  • il s’organise selon un cahier des charges fixé par arrêté ;
  • il est délivré par cinq grands réseaux « d’opérateurs » nationaux : Pôle emploi, l’Apec, les
     missions locales, les Cap emploi et les Opacif (organismes, tels les Fongecif, en charge du financement du CIF );
  • il est accessible à tous les actifs : salariés du secteur privé ou du secteur public, travailleurs indépendants, artisans, professions libérales, auto-entrepreneurs, conjoints collaborateurs, bénévoles, stagiaires rémunérés, apprentis, chômeurs (indemnisés ou non) et,  à condition d’occuper un emploi, étudiants et retraités.

Pourquoi recourir au CEP ?

Conseil personnalisé et entièrement gratuit, le CEP peut être utilisé en appui à tout projet d’évolution professionnelle : atteindre un poste plus élevé, se qualifier pour être plus compétitif sur le marché du travail, changer de métier et/ ou de secteur professionnel, créer ou reprendre une entreprise, se lancer dans une activité complémentaire.

Mais il peut aussi simplement être l’occasion de faire le point sur sa situation professionnelle et ses compétences. A noter également : pour les salariés, le CEP pourra aussi être un moyen de préparer son entretien professionnel et d’arriver ainsi avec des idées construites et concrètes pour sa carrière à présenter à son employeur.

Comment se déroule le CEP ?

Le CEP est structuré en trois grandes étapes (ou niveaux). Celles-ci ne sont pas systématiquement toutes mise en œuvre : cela dépendra du projet et des besoins de chacun.

Le niveau 1, l’accueil individualisé, permet de faire un premier point sur sa demande : de la définir, d’avoir accès à une première information (sur les métiers, les formations, la conjoncture économique d’un secteur, etc.) et de décider (ou non) de la poursuite de sa démarche en étant orienté si besoin vers un opérateur plus approprié.

Le niveau 2, le conseil personnalisé,  vise à établir une stratégie après avoir formalisé son projet professionnel (identifier ses compétences, se renseigner sur les opportunités d’emploi d’un secteur, construire un parcours de formation, etc.). A partir de ce niveau un conseiller-référent unique suit la personne pendant tout le processus.

Le niveau 3, l’accompagnement à la mise en œuvre du projet, se traduit par l’élaboration d’un plan d’action. C’est l’occasion de se fixer des objectifs et éventuellement un calendrier. Dans le cas où le projet nécessite de se former, une recherche des financements mobilisables pourra aussi être effectuée.

Pendant les niveaux 2 et 3, il est possible de bénéficier de différents services (ateliers méthodologiques, stages en immersion professionnelle, etc.) ou de prestations associées (notamment : bilan de compétences, accompagnement à la VAE, ou suivi par un organisme d’aide à la reprise ou à la création d’entreprise).

Comment faire une demande de CEP ?

Pour le premier niveau du CEP, il est possible de contacter n’importe lequel des cinq opérateurs du CEP quel que soit son statut.

Les niveaux 2 et 3 sont eux plutôt assurés par l’organisme le plus à même de faire avancer le projet : Pôle emploi pour les demandeurs d’emploi, Cap emploi pour les travailleurs handicapés, Apec pour les cadres, missions locales pour les jeunes de moins de 26 ans, Opacif correspondant à son secteur d’activités pour les salariés (par exemple l’Unifaf pour les salariés du sanitaire et social, l’Afdas pour ceux de la communication et des loisirs, etc.). Pour les fonctionnaires et les indépendants, pour lesquels il n’existe pas encore d’interlocuteur CEP dédié, le choix dépendra de son profil et de son projet.

Pour plus d’informations, on pourra consulter les sites « Mon CEP », nés de l’initiative conjointe de quatre Opacif : moncep.faftt.fr, mon-cep.afdas.com, mon-cep.unifaf.fr et moncep.uniformation.fr .

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