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Global ranking MBA FT CursusPro

Les 5 leçons du classement 2015 des MBA du Financial Times

Lucie Cordonnier | 09/02/2015

Vous envisagez de faire un MBA et hésitez entre plusieurs programmes ? Le classement 2015 publié en janvier dernier par le Financial Times peut vous aider à avancer dans votre réflexion. Tour d’horizon des grands enseignements en retirer de son exploration en cinq points clés.

Pays qui a vu naître les MBA, les Etats-Unis marquent cette année encore leur suprématie. Même si celle-ci est moins visible qu’il y a encore 10 ans… Dans un monde multipolaire, les business schools n’échappent pas à la lame de fond. En une décennie, les programmes européens et asiatiques ont grignoté des parts de marché et certains d’entre eux jouent désormais dans la cours des grands, tant en terme de places gagnées, de progression de salaires, de retour sur investissement que de possibilité de faire une carrière à l’international.

1. Suprématie des programmes américains

Force est de constater que cette année encore les programmes américains se taillent la part du lion : Harvard décroche la première place du podium pour la troisième année consécutive et on compte 7 MBA dispensés aux Etats-Unis dans le TOP 10, 10 dans le TOP 20 et 50 dans les 100 cursus ayant retenu l’attention du Financial Times. Le phénomène n’est pas nouveau : il y a 5 ans, ils étaient 6 dans le Top 10, 20 dans le Top 20 et 56 dans le Top 100 et en 2005, leur suprématie était encore plus éclatante avec 8 programmes dans le Top 10, 15 dans le Top 20 et 58 dans le Top 100 !

2. Montée en puissance des programmes européens et asiatiques

Cette légère érosion a profité aux programmes européens. Ils sont 3 dans le Top 10 (London Business School, INSEAD et l’IESE) et 8 dans le Top 20 contre 2 dans le Top 10 et 5 dans le Top 20 il y a dix ans. Particulièrement révélatrice, la progression continue du MBA de HEC, grimpé de la 37e à la 16e place en une décennie, l’inscription des trois écoles espagnoles (outre l’IESE, ESADE et IE) dans le Top 20, l’affirmation d’alternatives à la London Business School, côté Royaume-Unis, avec Judge, la business school de l’université de Cambridge qui prend le pas sur sa rivale Saïd, la business school de l’université d’Oxford ou encore le retour en force du MBA de l’italienne Bocconi, qui avait pourtant décroché… A noter toutefois, la baisse de régime du cursus de l’IMD de Lausanne, visible depuis quelques années…

Signe des temps, les programmes asiatiques sont eux aussi en embuscade, de plus en plus nombreux dans le classement. Une évolution qui bénéficie d’abord à la Chine, avec 2 MBA dans le Top 20 (CEIBS à Shanghai, HKUST à Hong Kong) contre 1 en 2010 et 0 en 2005. Globalement, 6 programmes chinois se retrouvent dans ce Top 100.

L’Inde aussi gagne des points avec 3 programmes dans le Top 100 contre un seul il y a cinq ans et aucun il y a 10 ans. A noter encore la présence de Singapour avec 2 programmes classés et même 3 si on prend en compte l’INSEAD dans la mesure où le MBA est à la fois dispensé à Fontainebleau et à Singapour. Dernière nouveauté : l’arrivée dans le ranking du programme sud-coréen proposé par la Sungkyunkwan University.

Reste que cette progression ne profite pas de la même manière à tous les pays émergents : si l’université du Cap, en Afrique du Sud, entrée en 2005 à la 82e place a fait depuis son chemin, s’octroyant la 52e place en 2015, présents encore en 2010, certains MBA brésiliens et mexicains ne sont plus aujourd’hui représentés…

3. Les meilleurs sont toujours les meilleurs

Reste que globalement, ces évolutions géographiques ne modifient qu’à la marge les MBA présents dans le Top 10. La liste des établissements les plus prestigieux – de Harvard à Wharton en passant par Stanford, l’INSEAD ou la London Business School – sont toujours ceux qui caracolent en tête. Le MBA de Sloan, la business school du MIT, celui de l’université de Chicago ou de Yale résistent bien au coups de boutoir de la concurrence.

A noter cependant, la progression constante du MBA de Haas, la business school de l’université de Berkeley, effet Silicon Valley sans doute, et la légère perte de vitesse, visible depuis quelques années de programmes phares comme celui de Tuck sur la côte ouest des Etats-Unis et à la frontière canadienne, faute de ne pas avoir suffisamment évolué…

4.  Les business schools américaines offrent les meilleures perspectives salariales… et les asiatiques le meilleur retour sur investissement

Peu de changements, là non plus, sur les perspectives de salaires après un MBA. Ce sont les business schools américaines qui permettent aux diplômés d’avoir les rémunérations les plus élevées à la sortie : 9 établissements figurent dans le ce Top 10. Harvard s’accroche à la première place avec un gain moyen de 179 910 dollars annuels, trois ans après la fin des cours.

Seul le cursus de l’Indian Institut of Management d’Ahmedabad avec des salaires de 167 679 dollars annuels trois ans après l’obtention du diplôme semble capable de rivaliser avec les programmes américains. Les programmes des pays émergeants sont d’ailleurs bien placés : faisant un peu moins bien que l’INSEAD ou la London Business School, les MBA de laa CEIBS ou la business school de l’université de Cap coiffent toutefois HEC sur le poteau (129 544 dollars), avec des salaires moyens de 149 504 dollars pour la première et 144 755 pour la seconde.

Si on s’intéresse non pas au salaire à la sortie mais à la progression de salaire réalisée entre la rémunération à l’entrée dans le programme et celle obtenue trois ans après avoir quitté les bancs de l’école, ce sont les business schools asiatiques qui proposent le meilleur retour sur investissement. Avec une progression de 160% de ce montant en moyenne, c’est l’université Jia Tong de Shanghai qui décroche la timbale, suivie par deux autres MBA de l’Empire du Milieu proposés par l’université de Fudan et la Ceibs. Avec une progression de 131 %, l’Indian Business School s’octroie la 4e place, devant l’université nationale de Singapour.

Dans le Top 10, seules les espagnoles l’IESE et l’ESADE, l’italienne Bocconi et l’université américaine de Iowa arrivent à éviter une domination complète des business schools asiatiques. Mis à part les deux établissements espagnols, présents dans le TOP 20, la corrélation est faible entre la place d’un programme dans ce classement général et le retour sur investissement que l’on peut en attendre : la variation de salaire entre l’entrée et la sortie oscille entre 86 % à l’INSEAD et 97 % à la London Business School, si on s’intéresse par exemple aux établissements les plus côtés. Par comparaison, à HEC, ce pourcentage est de 104 %.

5. Les MBA européens, meilleurs tremplins pour une carrière internationale

Le classement s’avère également totalement différent si on s’intéresse cette fois-ci aux programmes qui assurent le meilleur tremplin pour une carrière internationale. Les établissements européens s’octroient la plus grosse part du gâteau avec 16 MBA dans ce Top 20. Avec un léger avantage aux cursus suisses (IMD à la première place, Saint-Gall à la troisième). Les cursus britanniques sont aussi très performants : 6 sont dans le Top 20 avec une deuxième place pour la London Business School. HEC monte sur la 4e marche et l’INSEAD sur la 5e. Particulièrement bien positionnés eux aussi : les MBA néerlandais (Rotterdam et Tias), espagnols (ESADE, IESE), belge (Vlérick), allemand (ESMT à Berlin) ou portugais (Lisbonne).

Seuls deux établissements australiens (AGSM à Sydney, Melbourne Business School), un chinois HKUST) et un singapourien (Université nationale de Singapour) viennent troubler cette omniprésence européenne. Il faut descendre à la 40e place pour trouver le premier programme américain, celui d’Harvard ! 

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