CURSUSPRO vous guide dans le dédale des formations existantes
et vous aide gratuitement à trouver votre nouveau cursus professionnel.

Evoluer, changer de voie, aller de l'avant ? CURSUSPRO, allons-y !

Bien financer son CIF

CIF : 10 choses à savoir pour obtenir un financement

Stéphanie Guzman | 06/02/2017

Chaque année, les demandes de congé individuel de formation (CIF) sont supérieures aux budgets disponibles. Nos conseils pour mettre toutes les chances de son côté.

Seule une demande de CIF sur deux est acceptée

En 2014 seules 49 % des demandes de CIF-CDI ont été acceptées (pour le CIF-CDD le taux d’acceptation atteignait 70 %), selon Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

A cela, rien d’exceptionnel : chaque année les organismes paritaires financeurs du Congé individuel de formation (OPACIF ou FONGECIF) reçoivent des demandes de financement pour un montant supérieur au budget dont ils disposent.

Pour trancher entre les demandes qui leurs sont adressées, ceux-ci organisent régulièrement des commissions qui examinent les dossiers des candidats au CIF selon une grille d’évaluation propre à chaque organisme (les critères d’évaluation sont fixés au niveau national pour les OPACIF et au niveau régional pour les FONGECIF).

Pour avoir une chance de voir sa demande de CIF acceptée, mieux vaut donc soigneusement la préparer. Voici  10 choses à savoir pour constituer son dossier.

1 ) Les critères de priorités doivent être attentivement examinés

Pour affecter au mieux le budget dont il dispose, chaque OPACIF ou FONGECIF fixe chaque année des critères prioritaires, qui peuvent concerner le profil du demandeur (âge, niveau de diplôme, situation professionnelle, etc.), son projet ou la formation choisie. Ils serviront soit à attribuer une meilleure note au dossier, soit à l’affecter à une catégorie disposant d’un sous-budget particulier.

Il est donc très important d’étudier avec attention ces différents critères (que l’on trouve généralement sur les sites des financeurs) pour essayer d’y faire correspondre sa demande.

2) Le projet doit être soigneusement préparé

Les principaux critères d’évaluation d’un dossier de CIF sont la cohérence et le réalisme du projet professionnel présenté. Celui-ci doit donc avoir été bien construit et préparé.

Les commissions d’examen donnent généralement de la valeur au fait d’avoir effectué un bilan de compétences ou d’avoir bénéficié d’un Conseil en évolution professionnelle (CEP).

Dans tous les cas, il faudra faire la preuve que l’on a pris la peine de se renseigner : en rencontrant des professionnels, en lisant la presse spécialisée ou en consultant des études sectorielles, etc.

3) Le métier choisi doit recruter

Dans le cas d’un projet de reconversion notamment, les évaluateurs sont particulièrement attentifs à ce que le nouveau métier choisi offre des possibilités d’emploi : il doit dans l’idéal fortement recruter et/ou être un métier d’avenir.

On peut étayer son dossier avec des études officielles (études des Observatoires des Métiers ou des Carif-Oref, enquête « Besoin en Main d’Œuvre » de Pôle emploi, etc.) et par une liste d’offres d’emploi pour le métier visé.

4) La formation doit être réputée

Un dossier peut être écarté si la formation choisie est de piètre qualité si elle ne correspond pas au projet professionnel présenté. Les organismes financeurs du CIF privilégient généralement les formations débouchant sur une qualification reconnue (en priorité les certifications enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles).

Mais des statistiques d’insertion, des témoignages d’anciens stagiaires ou d’employeurs, peuvent aussi aider à prouver la qualité d’une formation.

5) L’organisme de formation doit être reconnu de qualité

Depuis le 1er janvier 2017, les OPACIF et les FONGECIF doivent, comme les autres financeurs de la formation, « s’assurer de la capacité des prestataires de formation à dispenser une formation de qualité » sur la base de procédures d’évaluation internes ou de certains labels ou certifications.

Mieux vaut donc s’assurer que l’organisme de formation que l’on a choisi a obtenu cette reconnaissance de qualité. Bon à savoir : les financeurs ont l’obligation de publier un catalogue des organismes de formation qu’ils jugent satisfaire à leurs critères de qualité et de le rendre accessible au public.

6 ) Le projet doit s’accorder aux objectifs du CIF

Pour recueillir un avis favorable, il vaut mieux que la demande corresponde aux spécificités et à la philosophie du CIF, notamment de financer des projets individuels nécessitant un temps de formation assez long.

Les commissions d’évaluation peuvent donc refuser un projet qui pourrait bénéficier du financement d’autres dispositifs ( CPF, plan de formation, période de professionnalisation...).

Elles privilégient aussi souvent les projets de reconversion professionnelle et/ ou permettant au demandeur d’élever son niveau de qualification initiale.

7 ) Le coût de la formation ne doit pas être excessif

Le CIF permet la prise en charge de formations au coût important (en moyenne, 24 340 € en 2014 pour le CIF-CDI). Les commissions peuvent néanmoins être réticentes à accorder un financement à une formation dont le coût global paraît trop excessif ou dont le coût horaire dépasse trop nettement celui de leurs accords de financement habituels.

Dans certains cas, il peut être utile de justifier le prix de sa formation en fournissant des comparaisons avec des formations équivalentes ou en apportant des preuves de sa valeur (avec des témoignages d’employeurs par exemple).

8 ) Les co-financements sont appréciés

Proposer un co-financement de son CIF peut jouer en faveur de votre demande. Certains financeurs donnent un critère de priorité à ces dossiers, notamment ceux prévoyant une mobilisation complémentaire du compte personnel de formation ( CPF).

Le demandeur peut également proposer d’auto-financer tout ou partie de ses frais de formation. 

9 ) Le calendrier peut parfois avoir un rôle à jouer

Le budget alloué au CIF étant annuel, celui-ci peut s’épuiser en cours d’année. Pour éviter cela, les organismes financeurs décident souvent de le fractionner en plusieurs enveloppes mensuelles ou trimestrielles.

Certaines périodes de l’année peuvent aussi connaître un afflux de dossiers plus important (il y a donc plus de concurrence).

Pour ces raisons, il peut être intéressant de demander au conseiller de son OPACIF ou de son FONGECIF s’il existe des moments plus « propices » pour le dépôt de sa demande.

10 ) La lettre de motivation doit être soignée

La lettre de motivation est la pierre angulaire de toute demande de financement de CIF. Complète tout en restant synthétique, elle doit reprendre tous les éléments pouvant appuyer sa demande et démontrer la cohérence de son projet.

En résumé, elle devra réussir à convaincre la commission d’examen que le demandeur a choisi la bonne formation pour accéder au bon métier : celui correspondant à ses qualités et qui lui assurera un emploi.

Réagir à l'articleRéagir à l'article

Seul votre prénom et la première lettre de votre nom apparaîtront sur le commentaire

Êtes-vous prêt à vous re-former ?
Attention !
Vous entrez en zone test !