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Management, Politique... Les livres et articles indispensables à lire en école de commerce.

Ecoles de commerce : Les meilleurs profs du monde vous donnent leurs conseils de lecture

Helen Barrett, Charlotte Clarke, Miranda Green, Jonathan Moules et Jane Wild, | 02/02/2017

En fin d’année dernière, le Financial Times a demandé aux professeurs d’une dizaine d’écoles de commerce de renom de répondre à la question suivante : Quel est le meilleur livre que vous ayez lu en 2016 et pourquoi ?

Certains ont répondu que l’année ayant été tumultueuse, ils s’étaient plus concentrés sur des articles que sur des ouvrages.

Mais globalement, le contenu qui a été plébiscité par les professeurs a été celui donnant des clefs d’accès à ce qui se passe actuellement dans le monde, que ce soit en terme de management ou à un niveau plus politique.

Marie Taillard, professeur à ESCP Europe

La professeur de marketing créatif a choisi « Reclaiming Conversation : The Power of Talk in a Digital Age »par Sherry Turkle.

Marie Taillard s’intéresse à la linguistique - elle a un doctorat sur le sujet. «Je travaille beaucoup sur l’émergence de nouveaux écosystèmes. Et s’il est vrai que la manière de converser a évolué, la conversation en tant que telle n’a pas pour autant disparue, contrairement à ce que dit Sherry Turkle» (…)
« Nous devons comprendre que la conversation évolue et prend différentes formes, ce qui donne naissance à des formes variées de nouvelles organisations et communautés. »
« Je suis plus optimiste sur l’avenir que ce livre qui est un peu négatif .Il faut dire que les arguments de Turkle font écho à un certain nombre de sujets d’actualité récents comme l’utilisation de Twitter dans la campagne présidentielle américain ou lors du BREXIT. Twitter ne favorise pas le dialogue. Twitter est un outil pour vociférer » (…)

John Cleghorn professeur à McGill University's Desautels Faculty of Management 

L'éminent professeur de management se confie : « J’adore lire et d’ordinaire j’ai toujours un livre sur moi. Mais fin 2016, j’ai été totalement absorbé par les élections américaines, et obsédé par les éditoriaux de l’édition internationale du New York Times. J’ai tout de même lu « Indignez vous » de Stéphane Hessel. »
« J’ai choisi ce livre à cause de son format. Il a été publié comme un pamphlet. Il met l’accent sur certaines inquiétudes, celles-là mêmes qui ont poussé les gens à élire Trump. Stéphane Hessel appelle les gens à donner de la voix ».

Rita Gunther McGrath, professeur à la Columbia Business School

Cette spécialiste de stratégie et d'innovation s’est plongée dans les travaux de l’économiste William Lazonick comme par exemple « Profits without prosperity » publié dans la Harvard Business Review.

L’économiste étudie ce qu’il appelle le « pillage institutionnel de l’industrie ». « J’ai trouvé son argumentation ultra-convaincante ».
Depuis les années 80, défend l’auteur, les industries ont, grâce aux stocks options et bonus, réparti leurs profits entre cadres-dirigeants et investisseurs, écartant totalement les employés.

Alberto Alemanno, d'HEC Paris

Ce professeur en droit communautaire et de régulation des risques a relu « Nudge: Improving Decisions about Health, Wealth and Happiness » de Cass Sunstein et Richard Thaler, publié initialement en 2008 – mais toujours d’actualité. C’est selon lui un livre visionnaire. Il l‘a recommandé à ses étudiants en 2016.

« Le contexte est plus important qu’on ne le pense et nos choix individuels sont largement influencés des facteurs qu’on ne peut voir. Ceci s’applique à l’économie, au droit et à de nombreux autres domaines » (…)

Pankaj Ghemawat, professeur à l’IESE de Barcelone

Le professeur de management stratégique s’est intéressé à l’essai de Robert Gordon « The Rise and Fall of American Growth ». « Je n’avais pas jamais vraiment vu les différentes parties de l’histoire américaine réunies autour d’un arc narratif. »

« Le livre se termine avec un discours spéculatif, qui lui a attiré de nombreuses critiques mais ce livre est un puissant antidote à l’optimisme un peu naïf entourant la technologie. Quand l’ouvrage décrit ce qu’il s’est produit pour les emplois au moment où les entreprises ont commencé à s’automatiser, cela nous laisse imaginer ce qu’il va se passer prochainement».

Pedro Nueno, professeur mérite d’entreprenariat à l’IESE 

Celui qui est aussi président exécutif de CEIBS a choisi de citer « Winning in Emerging Markets » de Krishna Palepu and Tarun Khanna.
« Globalisation et digitalisation sont deux sujets majeurs qui nous concernent tous. Ce n’est pas un nouveau livre. Il a été publié en 2010, mais il vous permet de rester à la page d’un point pratique aussi bien que théorique. »

« Le livre traite de l’open innovation, un sujet important. On voit que de nombreuses entreprises n’en sont pas capables. Il faut donc changer de culture. Dans certaines entreprises, dès qu’une nouvelle idée apparaît, elle est considérée comme une menace par le management (…) Grâce à ce livre, nous nous posons la question : sommes-nous ouverts à l’innovation disruptive ? »

Markus Giesler, de la Schulich School of Business de Toronto

Cette professeur associé de marketing recommande la lecture du livre de son collègue Jonah Berger, « Invisible Influence », qui étudie comment le marketing a un impact sur nos comportements quotidiens.
L’enseignant plébiscite également la lecture du blog « the Big Design Lab’s blog », animé par ses propres étudiants. « Les étudiants, contributeurs invités, apportent un nouveau regard, peu orthodoxe sur les choses. C’est devenu un endroit où aller piocher de nouvelles idées ».

Yoko Ishikura, de Hitotsubashi University

Ce professeurr émérite aime « The 100-Year Life : Living and working in an Age of Longevity » par Lynda Gratton et Andrew Scott.
« Une population vieillissante est souvent perçue de manière négative mais les auteurs adoptent ici une vision positive du phénomène, soulignant que notre espérance de vie étant plus importante, nous pouvons faire plus de choses. »

Karin Kollenz, professeur à l’EDHEC

Ce fin stratège a choisi de mettre en avant un article intitulé « Increase Your Return on Failure » par Julian Birkinhaw et Martine Haas.
« C’est connu, les grandes entreprises ont des difficultés à croitre en raison de leur peur de l’échec. Cet article montre comment ne pas être effrayé de l’échec. »
« Je vis en Europe où la peur de l’échec est un vrai sujet culturel. En France, par exemple, si vous avouez avoir échoué une fois, les investisseurs ne vous suivront pas. Aux Etats-Unis, ce n’est pas le cas. »

« En tant que professeur de stratégie, j’encourage maintenant mes étudiants de MBA à affronter l’échec à travers des exercices de simulation comme par exemple vendre de la nourriture dans la rue. »

Lynda Gratton, de la London Business School

Ce professeur de management est fan de Simenon. Elle a du se faire violence pour ne pas lire d’une traite les mémoires du célèbre l’écrivain « When I Was Old ».

« J’ai trouvé fascinant de me plonger dans sa vie, ses voyages partout dans le monde, les batailles qu’il a du menées. Je suis auteur moi même et j’ai besoin de deux années pour écrire un livre et Simenon a écrit ses mémoires en 4 jours (…) C’est agréable de prendre un peu de recul et de plonger dans la vie de quelqu’un d’autre. La langue est exceptionnelle. Il a un style tranchant. Bref, c’est un régal à lire. »

Copyright The Financial Times Limited 2016

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