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Sébastien Bégel sur cursuspro

Portrait d’un «MOOC Addict»

Stéphanie Guzman | 20/10/2016

Les MOOCS se sont développés vitesse grand V ces dernières années et certains se sont  faits une spécialité d’en enchaîner plusieurs …voire d’en mener plusieurs de front.

CursusPro a interviewé Sébastien Bégel, un véritable « MOOC Addict ».

1. Qu’est ce qui vous a poussé à faire des Moocs ?

 Dirigeant de filiale d’un grand groupe media, je me suis retrouvé au printemps dernier entre deux contrats et j’ai saisi l’occasion pour faire un break. J’ai décidé de consacrer un peu de temps à des projets personnels, autour du running et du monde associatif. Mais il était hors de question pour moi de ne pas continuer à apprendre.

2. Combien de MOOCs  avez-vous réalisé en 6 mois ?

Quand on aime, on ne compte pas ! Mais je dirais une dizaine dans des domaines très différents. J’ai attaqué par un MOOC sur les outils CMS, puis les méthodes de management agile, un autre sur l’entraînement trail et ultra-trail bien évidemment mais aussi sur les paysages ou la géomorphologie. J’ai enchaîné par des MOOCs sur le digital et le marketing online. J’ai également suivi des programmes de découverte et d’approfondissement de WordPress, ou encoresur le Big Data dans le cinéma américain. Je dois donc être à une dizaine à présent.

3. Sur quelles plateformes  et sur quelles durées ?

J’ai testé Unow, Fun, Open Classrooms et Coursera pour des MOOCs de durées extrêmement variables : de quelques heures à 2 à 3 mois à raison de 3-4 heures par semaine. Cela dépend du format et du rythme d’apprentissage proposés par la plateforme. 

4. Est-ce que ces MOOCS ont représenté un engagement financier de votre part ?

J’ai fait le choix de MOOCs gratuits. En tant que demandeur d’emploi, j’ai eu par ailleurs la possibilité d’accéder gratuitement à des contenus payants.

Les certifications, payantes pour la plupart,  sont une possibilité mais je n’ai personnellement pas fait ces MOOCs dans le but d’enrichir mon CV. Je ne visais absolument pas les certifications. C’est avant tout une démarche personnelle empreinte de curiosité. Donc, la réponse est non.  Le coût financier a été nul.  En revanche, cela a représenté en terme de disponibilité un engagement très important, sachant qu’en parallèle, je devais finaliser mon projet professionnel, activer mon réseau, passer des entretiens…

5. Quelle est votre analyse sur les avantages et inconvénients des différentes  plateformes

Toutes n’offrent pas les mêmes avantages. Certaines sont plus ou moins ludiques, intègrent un ou plusieurs formats.

Chez FUN, l’ergonomie pourrait nettement être améliorée. Selon moi, la palme d’or revient à Open Classrooms. Le contenu de leurs MOOCs est extrêmement bien balisé. C’est superbement fait.

Cela dit, il ne faut pas non plus trop se focaliser sur la forme. Lorsque le contenu est là et que les intervenants sont de qualité, l’utilisateur va y trouver son compte.  J’en veux pour preuve le succès du MOOC de Cécile Dejoux sur le management agile : une succession de simples vidéos et monologues face caméra qui a séduit plus de 100 000 personnes.

6. En avez-vous abandonné certains ?

Le taux d’abandon pour certains MOOCs frôle les 90 %. Personnellement mon taux d’abandon est nul sur la période mais j’avoue m’être inscrit à des MOOCs et ne pas avoir au final réussi à trouver le temps nécessaire pour les démarrer !

7. De nouveaux projets ?

Bien sûr, je ne compte pas m’arrêter là. Je vais attaquer plusieurs MOOCs ce mois-ci dont un consacré à Adwords sur Open Classrooms, ainsi qu’un autre dédié au sport & numérique sur FUN.

8. Un  conseil pour des « apprentis Moocers » qui voudraient suivre vos traces ?

Pour un démarrage, je pense qu’il est capital de choisir un programme avec  un minimum de rendez-vous. Il faut vraiment que cela devienne une sorte de rituel personnel hebdomadaire. Attention à la procrastination.  En cela, démarrer par un MOOC sur une de ses passions -pour moi le trail - peut être une bonne manière de découvrir la formation à distance.

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