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Infographie : la formation au fil du temps

Infographie : la formation au fil du temps

CursusPro | 08/08/2017

La réforme de la formation professionnelle du gouvernement « En Marche » est au centre de l’actualité.
Changements, questionnements, doutes… les acteurs de la formation professionnelles en sont coutumiers, mais nous ne le sommes pas tous…
Retour sur l’évolution de la formation professionnelle au fil des siècles : un droit individuel qui a mis plus de 80 ans à se structurer.

Infographie formation OK-min

Naissance de l’apprentissage et de la formation professionnelle

En 1851, l’Assemblée Nationale de la Deuxième République élabore une loi sur l’apprentissage, crée le contrat d’apprentissage, fixe la durée maximale du temps de travail. Cette loi prévoyait deux heures par jour pour apprendre à lire et à écrire. Avant cette date, rien ne régissait l’apprentissage ou n’était destiné à l’éducation populaire. On assiste au développement des cours pour adultes.
L’expression « formation professionnelle », elle, apparait au début du XXe siècle. Période fortement marquée par la crise et les deux guerres mondiales, elle est néanmoins témoin de réformes importantes : institution des comités départementaux et cantonaux de l'enseignement technique et création pour les jeunes des certificats de capacité professionnelle en 1911 ; réglementation de l’enseignement technique en 1919 ; instauration de la taxe d’apprentissage en 1925.
Suite à la grande crise de chômage, en 1939, les premiers centres de formation professionnelle accélérée sont créés et un premier dispositif juridique de la formation continue prend forme.

 

La formation continue : une large série de dispositifs

Dès la fin de la seconde guerre mondiale, le gouvernement amplifie son action par la création de de centres de formation professionnelle accélérée menée par l’intermédiaire de l’A.F.P.A. (Association pour la Formation Professionnelles des Adultes).
Michel Debré fait voter la loi du 31 juillet 1959 « relative à diverses dispositions tendant à la promotion sociale » (aide de l’Etat aux stagiaires, aide aux centres de formation), s’en suivent une série de lois qui restent le fondement du dispositif encore en vigueur.
En 1966, la formation permanente continue devient une obligation nationale. Viendra ensuite la création du Congé Individuel à la Formation (C.I.F.) en 1970, la création du Ministère de la formation en 1981, l’instauration de la contribution obligatoire des entreprises 1982, la création des FONGECIF (Fonds de Gestion du Congé Individuel à la Formation) en 1983, la création des OPCA (Organismes Paritaires Collecteurs Agréés) en 1993 et l’instauration du congé de Validation des Acquis de l’Expérience (V.A.E.) en 2002
A noter plus particulièrement, des mesures centrées sur le droit des individus : la création du Droit Individuel à la Formation (D.I.F), le remplacement du D.I.F. par le Compte Personnel de Formation (C.P.F.) et création du Conseil en Evolution Professionnelle (C.E.P.) en 2013 et enfin la simplification de la V.A.E. en 2017.

A quoi s’attendre aujourd’hui ?

Des projets de loi sont prévus pour 2018 et s’accompagneraient d’une refonte importante du système de la formation : la contribution versée par les entreprises pourrait être convertie en droits individuels, le CPF ne se compterait plus en heures mais en euros. Financée en grande partie par les entreprises, les changements à venir pourraient simplifier l’accès à la formation et rendre les individus encore plus autonomes dans leurs choix de formation. La formation professionnelle n’a eu de cesse d’évoluer depuis plus d’un siècle pour pouvoir s’adapter à nos nouveaux modes de vie et aux nouvelles technologies. Elle pourrait bien nous réserver de nouvelles surprises, un sujet à suivre de près dans les prochains mois.

Le conseil Cursus Pro

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